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22/11/2009

Vous ne verrez jamais le bleu de Klein sur un écran

Certaines choses me préoccupent au soir du dernier jour du Forum d’Avignon. Tout d’abord, n’imaginez pas que cet évènement offre une prise de parole à quiconque n’étant pas programmé…

Nous sommes sur une balance. Des deux plateaux, l’un est la culture et l’autre l’économie de marché. Le troisième thème de ce forum, les médias, semble bien en être l’aiguille : l’indicateur, le témoin et en même temps et en particulier le chaînon gênant : l’Internet ! Je me plais à considérer que l’art appartient aux artistes et que la culture appartient au peuple. Ce qui me réjouit dans le réseau international (la Toile), c’est – et tout le monde en est conscient – que l’accès à l’information et à la culture a fait un bond considérable en avant, non seulement en termes de consommation de contenu, mais également en termes de création de contenu.

Louis Schweitzer, se plaint de la difficile crédibilité d’informations venues de tous horizons, notamment non professionnels et en cite un exemple personnel d’erreurs commises à son propos. Lui prône la défense des professionnels de l’information. Mais les exemples de fausse information émanant de professionnels ne sont pas moins nombreux ! Sans parler des à-peu-près, des raccourcis ou des amalgames fréquents dans les journaux, qui corrompent l’information, ni des informations fragmentaires sur lesquelles se jettent les médias. Et je ne parle pas des journalistes dont le discours est bien convenu… Qui donc pourra produire des chiffres comparatifs quant à la qualité de l’information entre professionnels et amateurs ? Sachons aussi que, par exemple, la carte d’identité des journalistes n’est pas délivrée suite à la reconnaissance d’une qualité professionnelle, mais suite à la déclaration d’un revenu mensuel suffisant ! Dans le domaine de l’information, avec les progrès actuels, la pertinence professionnelle se meurt. Une nouvelle forme d’information se fait jour débarrassée du joug patronal. Et ceux qui contrôlent l'ancienne essaient de la sauver pour conserver leur pouvoir. Les seuls vrais professionnels restent et resteront les techniciens.

Frédéric Mitterrand, lui, après un panégyrique attendu (et apprécié) de la culture et de son importance de premier plan dans l’économie, revient sur la nécessité de gérer une taxation du contenu, afin, soi-disant, de ne pas spolier les artistes de leurs droits sur leurs travaux. Sans doute, sa parole est de circonstance. Car je ne veux pas croire qu’il ne soit pas conscient de la différenciation absolue que les nouvelles technologies apportent (enfin) : l’œuvre d’art d’un côté, la copie commerciale de l’autre. (La balance encore.) Tout contenu présent sur la Toile est une copie. Et la copie, c’est le domaine de la grande distribution, donc du capital. La taxation ne protège que ça. La société de consommation ne nous propose plus que des copies ? Nous allons alors acheter de la matière. Nous assistons au retour de l’objet authentique. Ce doit être le retour de l’artiste. Tout ce qui passe par le canal numérique n’est que de l’information : cela n’a plus de valeur. Cela n’en a jamais eu. Veut-on éviter les piratages sur la Toile ? Ne pas mettre en ligne le contenu artistique sujet à droits. Et admettre enfin qu’une œuvre achetée donne le droit de la reproduire pour la partager (ce qui ne sera pas facile). La télévision, quant à elle, ne sera bientôt plus qu’une proposition parmi d’autres sur notre écran. C’est une question de génération.

18/11/2009

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