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02/08/2018

Es l'anniversàri de Cyprièno

C'est l'anniversaire de Cyprienne
It's Cyprienne birthday

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1674501031.jpgGramaci à Andy Arnède !

13/01/2018

Cyprièno

Cyprienne

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« Paul Manivet, John Stuart Mill, Cabassole, Joseph Vernet, Félix Gras, Jean Brunet, Anselme Mathieu, Guillaume Puy. Bon nombre d’Avignonnais savent les rues qui portent ces noms, mais connaissent-ils les personnages eux-mêmes ? Pourtant, si à ces mêmes vieux Avignonnais, vous dites : "Cyprienne", nul doute que, bien que n’ayant pas de rue portant son prénom, vous verrez s’illuminer leurs visages. Depuis les années quarante, et durant plus de vingt ans, tout Avignon la connaissait. Tout le monde la tutoyait. C’était un incontestable personnage dont chacun pensait égoïstement qu’elle lui appartenait un peu, sans pour autant chercher à amoindrir la souffrance de cette pauvre femme.
Elle était comme ma mère, native de Saze, petit village dans le Gard, à dix kilomètres d’Avignon. Toutes deux se sont amusées ensemble dans ce hameau lorsqu’elles avaient cinq ou six ans. Je ne sais ce que fut son adolescence, mais lorsque je la découvris, durant la guerre, elle devait avoir une trentaine d’années, et elle chantait depuis fort longtemps dans les rues d’Avignon en faisant la manche. Je crois qu’elle n’aura jamais su faire autre chose que cela : chanter. Enfin ! Quand je dis chanter !
Petite et maigrichonne, visage taillé au couteau, peau violacée et fripée, portant invariablement un petit chapeau à fleurs muni d’une fine voilette, les joues et les yeux outrageusement fardés, elle ne craignait pas de sourire en permanence, laissant apparaître une denture incomplète. Détail surprenant, elle trônait place de l’Horloge, toujours ou presque toujours enceinte, de sorte que je ne l’ai donc vue que fort rarement avec une taille fine, la guêpe ! Elle a mis au monde dix-huit ou dix-neuf enfants, tous pris en charge par l’Assistance Publique. L’un d’eux, c’est ce que dit la rumeur, serait devenu un illustre médecin.
Cyprienne était la seule dans sa catégorie lyrique. Tous les observateurs, bon public, se satisfaisaient pleinement du spectacle et de sa voix de fausset, sans qu’un soupçon de commisération ou de mépris effleurât l’esprit de quiconque. Rendez-vous compte ! Des Cypriennes… ! Mais il n’y en avait qu’une ! C’était la nôtre ! Lorsqu’elle entamait une vieille rengaine de Berthe Sylva ou de Maillol, elle se frappait le cœur de la main droite à intervalles réguliers, puis étendait son bras droit, sur le côté, vers le ciel, et recommençait le même geste toutes les deux secondes, en parfaite synchronisation avec le tempo de l’œuvre interprétée. À la fin de la chanson, elle gratifiait son public occasionnel d’un large sourire, mais aussi du soulèvement ostensible jusqu’à mi-cuisse de sa pauvre jupe douteuse. Elle récoltait le seul salaire qu’elle ait connu de sa vie en faisant avec une maigre sébile, le tour des "badeurs", des curieux, si vous préférez.
Un jour, – je devais avoir huit ou neuf ans – j’écarquillais mes grands yeux à ce spectacle, et à la fin de sa chanson, je vis Cyprienne avec son sourire édenté, se diriger franchement vers ma mère, et lui lança :
—  Tè, vé, c’est toi Marcelle ? Comment tu vas, c’est ton petit ?
Ma mère eut toutes les peines du monde, après coup, à m’expliquer, presque honteusement, qu’elle avait connu Cyprienne quand elles étaient toutes deux des enfants, qu’elle avait connu beaucoup de maris et donc beaucoup de malheurs, et qu’ainsi, la pauvre fille, – "peuchère" – avait mal tourné. À mon âge, puisque tout le monde la voyait sourire et que chacun riait de plaisir de la voir sourire, je ne comprenais pas qu’on pût la plaindre.
Pourquoi ressemblait-elle à une vieille grand-mère, si vieille, alors que ma mère restait une maman, belle, avec une voix caressante, et avec toutes ses dents ? Brusquement, je compris : avoir plusieurs maris faisait perdre ses dents et vous transformait en grand-mère. Moi je voulais rester robuste et solide, avec toutes mes dents, comme mon père, et je n’aurai qu’une seule femme ! La preuve…
4060479906.jpgElle devait finir sa journée dans un bistrot louche, et manger sa maigre pitance aux côtés d’un nouveau "suce-raque", nouveau compagnon de galère avec qui elle allait une fois de plus toucher le fond de l’abîme.
Après s’être "empéguée" au gros rouge avec lui, elle prendrait "zou maï" le risque de se faire engrosser une fois de plus, la nuit venue, dans le taudis qu’elle squattait misérablement dans la rue Saint Guillaume, petite ruelle proche de la rue Carreterie. Qu’est-elle devenue ? »
Robert Garcia Avignon, j’ai grandi avec toi 2015.

15/07/2017

La revengudo de Catarino Pierron

Le retour de Catherine Pierron
The come back of Catherine Pierron

06/06/2017

Souvenènço d'Antounieto

Souvenir d'Antoinette
Remembrance of Antoinette

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Antoinette Cotton "Le Bazar Populaire" 41 rue du Vieux-Sextier. Vers 1995.
Photo Laurent Mondon (merci !)
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Le Bazar Populaire vers 1980.
 

01/02/2017

Gisèle Therme

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Photo Didouche-Guizour 12/12/1992.

31/01/2017

Quau siéu ?

Qui suis-je ?
Who am I ?

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Photo Didouche-Guizour 12/12/1992.

30/08/2016

Atmousfèro 1900 : avignounenco au lavadou

Atmosphère 1900 : avignonnaises au lavoir
Atmosphere 1900 : avignonnaises at washhouse

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Photo Franceline Chabrier de Lafongt.

23/10/2015

Jo : la responso en picant sus l'image !

Jeu : la réponse en cliquant sur l'image !
Game : the answer by clicking on the image !

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Photo Charles Bartésago - A.M.A. 67Fi1816.

Il y avait deux façons de trouver la solution de ce "jeu" :
– la première était d'avoir vue l'exposition actuelle dans la cour des Archives municipales.
– la seconde était de chercher un peu dans ce blog. Suivre ce lien.

26/09/2015

Licèu de jouino filho Aubanel 1951-52

Lycée de jeunes filles Aubanel 1951-52
High school girls Aubanel 1951-1952

Source : Patricia Jalade-Ricci.

De bas en haut et de gauche à droite :

1er RANG
1.- Rita Gillen
2.- Monique Perrache
3.-
4.- Christiane Gardi
5.- Melle Trucchi
6.-
7.- Christiane Peyre
8.-
9.- Micheline Choulier


2e RANG
1.-
2.-
3.- Madeleine Sylvestre
4.- Aline Méjet
5.-
6.- Danielle Clavel
7.- Gillette Martin
8.- Michèle Montémont
9.


3e RANG
1.- Streibel
2.-
3.- Jacqueline Raffin
4.- Colette David
5.- Danielle Chiron
6.- Marroni
7.-
8.-
9.- Mireille Leccia
10.- Odette Neuviller
11.- Nicole Salabert

25/09/2015

Licèu de jouino filho Aubanel 1949-50

Lycée de jeunes filles Aubanel 1949-50
High school girls Aubanel 1949-1950

Source : Patricia Jalade-Ricci.

De bas en haut et de gauche à droite :

1er RANG
1.- Rita Guillen
2.- Monique Peyranne
3.- Odette Neuviller
4.- Roselyne Giraud
5.- Mme Cassettari
6.- Raymonde Masselin
7.- Andrée Peyroche
8.- Régine Pélissier
9.- Josette Bourcier


2e RANG
1.- Michèle Montémont
2.- M. Liminana
3.- Claude Jouffret
4.- ? Sherman
5.- Andrée Artigues
6.- Jeannette Puigros
7.- P. Michel
8.- Jeanine Biscarat
9.- Anne-Marie Chevalier
10.- Marie-France Coutelen
11.- Suzanne Méjean
3e RANG
1.- Claude Chauvin †
2.- Hélène Bascou
3.- J. Jean
4.- Roselyne Savin
5.- Mady Biancone †
6.- Renée Iscariot
7.- Nicole Blache
8.- Christiane Lagarde



24/09/2015

Licèu de jouino filho Aubanel 1949-50

Lycée de jeunes filles Aubanel 1949-50
High school girls Aubanel 1949-1950

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Source : Patricia Jalade-Ricci.

De bas en haut et de gauche à droite :

1er RANG
1.- Nicole Blache
2.- Chauvin
3.- Gillen
4.- Melle Genevois
5.- Peyranne
6.- Odelle Neuviller
7.- Bourcier

 

2e RANG
1.- Bérard
2.- Jeannette Puigros
3.- Masselin
4.- Jean
5.- Bascou
6.- Sylvestre
7.- Montémont
8.- Mégier
9.- Biancone
10.- Chevalier
3e RANG
1.- Peyroche
2.- Pélissier
3.- Géliot
4.- Lagarde
5.- Savin
6.- Marrony
7.- Michel
8.- Iscariot
9.- Christol
10.- Giraud

08/09/2015

Licèu de jouino filho Aubanel 1957-58

Lycée de jeunes filles Aubanel 1957-58
High school girls Aubanel 1957-1958

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De bas en haut et de gauche à droite :

1er RANG
1.-
2.-
3.-
4.-
5.-
6.-
7.-
8.-
9.-
 
2e RANG
1.-
2.-
3.-
4.-
5.-
6.-
7.-
8.-
9.-
10.-
3e RANG
1.-
2.-
3.-
4.-
5.-
6.-
7.-
8.-
9.-

06/09/2015

Licèu de jouino filho Aubanel 1956-57

Lycée de jeunes filles Aubanel 1956-57
High school girls Aubanel 1957-1958

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De bas en haut et de gauche à droite :

1er RANG
1.-
2.-
3.-
4.-
5.-
6.-
7.-
8.-
9.-
2e RANG
1.-
2.-
3.- Christine N.
4.-
5.-
6.-
7.-
8.-

3e RANG
1.-
2.-
3.-
4.-
5.-
6.-



23/08/2015

Mama Béa

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mamabea.fr le site

Mama Béa sur Wikipedia

13/07/2015

Quau siéu ?

Qui suis-je ?
Who am I ?

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14/02/2015

Adessias Viviane

Adieu Viviane
Farewell Viviane


Adieu Viviane un film de Florine Clap produit par Avril Films.

18/12/2014

Mazarino Pingeot

Mazarine Pingeot
Mazarine Pingeot

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Photo X. - D.R.

26/12/2013

Avignoun à la counquisto de la Suisse

Avignon à la conquête de la Suisse
Avignon to conquer Switzerland

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Julie Fuchs et Axel Benoit à Zürich.

27/11/2013

1966 : lou despart

1966 : le départ
1966 : the departure

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Dins la veituro Roger Lanzac, Jean Bardin, Mireille Mathieu et Johnny Stark.
Archives municipales 128Fi0260.

16/07/2013

Beijing Express !

Amé / Avec / Featuring Clotilde LangreeSylvia Santin

25/04/2013

Blanco Baretta en 1885

Blanche Baretta-Worms

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Photo Bacard Fils - Paris - 1885.

Blanche Baretta-Worms (Avignon, 22 avril 1856 - Nemours, 1939)

Blanche Rose Marie Héloïse Baretta est née dans la chambre même où le maréchal Brune avait été assassiné. À treize ans, elle entrait au conservatoire de Paris. Trois ans après, à la suite de brillantes études, elle débutait à l'Odéon. Le succès qu'elle y eut, lui ouvrit les portes de la Comédie-Française, dont elle devint par la suite sociétaire. En 1883, elle épousa le célèbre comédien Worms, également de la Comédie-Française, et porta dès lors le nom de Baretta-Worms qu'elle devait rendre illustre.
Elle brilla particulièrement dans le répertoire classique. Voici ce qu'en disait un critique contemporain :
« Madame Blanche Baretta est le type même de l'ingénue. Jamais personne n'a été et ne sera plus jeune qu'elle : franchise du sourire, grâce enfantine, pétulance, naïveté, violence, etc. »
George Sand, de son côté, pensait :
« Nulle n'exprimera mieux la tendresse, la bonté intérieure, l'émotion du cœur, la pudeur de l'amour qui s'avoue. Elle est la grâce même. Elle est la distinction accomplie dans ses gestes, ses intonations, ses attitudes. »

Georges Brun Ceux d'Avignon 1979.

« Elle était de ces comédiennes, nous dit de Fouquières, qui exercent leur art comme une mission et dédaignent ces aimables artifices dont on est, au théâtre, trop souvent tenté de faire usage. Elle ne bénéficia pas, comme sa presque homonyme Baletta, de l’appui d’un fastueux et fidèle protecteur. Ses camarades, qui avaient adopté un mode de vie plus brillant, rejetaient quelque peu dans l’ombre cette Henriette, cette Agnès, cette Cassilda, cette Suzanne, dont j’entends encore la voix harmonieuse, s’exprimant avec une exquise limpidité de cœur.
Les grâces physiques dont la nature n’avait pas omis de la parer ne lui furent jamais que des armes mises au service de son talent. Blanche Baretta n’eut pas d’histoire, parce qu’elle méprisait les histoires. Son ménage fut heureux et tranquille. Quand Worms n’était pas à l’affiche les soirs où sa femme jouait, il l’attendait chez le concierge du théâtre, comme un sage petit employé venu chercher sa compagne à la sortie de son travail. Et l’on rentrait tout bonnement chez soi.
Gustave Worms et Blanche Baretta eurent deux enfants : Jean Worms, devenu lui aussi un excellent comédien - et trop tôt disparu - et Rose Baretta. Worms qui aborda aussi la scène, mais de l’autre côté de la rampe : avec de charmantes comédies.
Dès qu’elle eut conscience que son âge - elle n’avait que quarante-six ans et elle était encore surprenante de jeunesse et en possession de tous ses moyens - n’était plus en accord avec ses personnages, Blanche Baretta se retira de la scène, après avoir joué une dernière fois ce rôle d’Henriette qui lui avait valu au Conservatoire son prix de comédie. « Il faut savoir se faire regretter », disait-elle, et ce fut là peut-être l’unique coquetterie de cette grande dame de théâtre.
Elle revenait régulièrement en spectatrice au Français, seule, modeste, effacée. Elle vécut jusqu’à l’âge de quatre-vingt-quatre ans, dans sa villa La Rotonde, à Nemours. »

Carte photo collection Alain Lesur.

05/04/2013

Agato Mottet de Rambaud

Agathe Mottet de Rambaud
Agathe Mottet de Rambaud

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13/03/2013

Justine Favart

Marie Justine Benoîte Duronceray, Madame Favart.
Marie Justine Benoîte Duronceray, Madame Favart.

par Maurice Quentin de La Tour

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par Jean-Étienne Liotard by John-Stephen Liotard

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16/01/2013

Jano de Flandreysy de Pau-Cesar Helleu

Jeanne de Flandreysy par Paul-César Helleu
Jeanne de Flandreysy by Paul-César Helleu

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Jeanne de Flandreysy par Émile Ripert

Paul-César Helleu

01/01/2013

Quand se revenis

Quand on revient
When returning

03/08/2012

Lou Festenau de Brigetoun

Le Festival de Brigetoun
Brigetoun's Festival

Diaporama réalisé par Brigetoun.

Milo foto d'uno regardarello quoutidiano In e Off de tres semano de Festenau d'Avignoun !
Mille photos d'une festivalière quotidienne In et Off sur trois semaines de Festival d'Avignon !
Thousand photos of a daily spectator In and Off during three weeks of the Avignon Festival !

05/07/2012

Atmousfèro 1900 : la couifaduro feminino

Atmosphère 1900 : la coiffure féminine
Atmosphere 1900 : the feminine hairstyle

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29/06/2012

Atmousfèro 1900 : lou desguisamen

Atmosphère 1900 : le déguisement
Atmosphere 1900 : the disguise

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24/06/2012

Atmousfèro 1900 : la mandoulino

Atmosphère 1900 : la mandoline
Atmosphere 1900 : the mandolin

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25/09/2010

La cansoun di carriero

La chanson des rues
The street song

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15/03/2008

Cyprienne chantait

Toujours ses trois chansons main droite sur le cœur
En tenant dans la gauche du thym ou des fleurs

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