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23/09/2017

1936 : dis armo au Bar de la Marino (2)

1936 : des armes au Bar de la Marine (2)
1936: weapons at the Bar de la Marine (2)

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27-10-1936 - Palais de justice d'Avignon. À la suite de la découverte d'un dépôt d'armes à Avignon, chez M. Belle, secrétaire local du pari communiste, celui-ci a été arrêté. Des soldats du 27ème Régiment de Tirailleurs Algériens chargent dans une voiture les armes et munitions saisies.

Commentaires

suite de l'histoire (triste)

Écrit par : brigetoun | 23/09/2017

D'après la coupure de presse du précédent épisode, les armes saisies "chez M. Belle, secrétaire local du parti communiste" étaient destinées aux "troupes gouvernementales qui les ont achetées" en Espagne.

Or, en Espagne, en 1936 c'est le Front Populaire espagnol qui gouverne avec, entre autres, les communistes espagnols :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_populaire_(Espagne)

Au même moment en France, c'est le Front Populaire français qui est au pouvoir, avec le Parti Radical-socialiste, la SFIO et le Parti Communiste Français...

Quelque chose m'échappe dans cette arrestation de M. Belle "secrétaire local du parti communiste".

Écrit par : Tilia | 23/09/2017

Blum a abandonné la république espagnole en signant le pacte de non intervention sous la pression anglaise, les livraisons d'armes étaient interdites alors que les fascistes et nazis intervenaient militairement au côté de Franco. A sa décharge la France était divisée et aussi au bord de la guerre civile. La France ne voulait pas se battre et c'est un pays divisé qui a perdu en 39, a collaboré, s'est battu entre français ((milice vs maquis) et a tout oublié à la libération.

Écrit par : wilfrid | 23/09/2017

Episode peu glorieux, effectivement, de notre histoire...Cette photo est bien celle que je mentionnait dans la publication d'avant-hier. Que nous dit-elle ? Vient-on de juger ce Belle ? Et les armes avaient-elles été amenées au tribunal comme pièces à conviction ? Et ces hommes, dubitatifs ou désabusés, des camarades de Belle venus assister à sa comparution ? Le PC espagnol avait autant besoin d'armes pour affronter l'insurrection que pour ne pas laisser la part belle, ce qu'il ne voulait pas, aux anarchistes et au POUM. Et quelques années après les Républicains en exil étaient parqués comme des bêtes dans les camps de rétention où beaucoup périrent de maladie et privation...Au fond les Galeries Carnot.

Écrit par : Lou Ravi | 23/09/2017

"Aux Galeries Carnot" ? L'hôtel Constantin n'était donc pas si vieux que ça... ?

Écrit par : ˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉ | 23/09/2017

Une intervention armée française n'aurait probablement rien changé au cours de choses.

Par contre, elle aurait démontré combien nos équipements et stratégies dataient d'un autre âge et que nous étions à cette époque incapables de faire face à la "guerre moderne"... Qui sait, cela aurait peut-être fait comprendre à nos politiques qu'en 1939, il ne fallait surtout pas y aller !

Les forces de l'Axe, elles, ont réussi à utiliser comme banc d'essai de leurs nouvelles méthodes ce conflit qui ne risquait pas trop, à priori, de se généraliser, les intérêts des grandes puissances tout autant que les principaux traités militaires de l'après-Grande Guerre intéressant surtout l'Europe centrale.

Mais certaines leçons de la guerre d'Espagne ont été exploitées par tous les belligérants, à commencer par le principe du "tapis de bombes" - les habitants de Dresde pensaient-ils à Guernica lorsque les Alliés firent tomber sur leur tête un déluge de fer et de feu ?

Écrit par : Alain Breton | 23/09/2017

nous pouvions au moins (et pas que nous, souvenez vous il s'agissait du gouvernement légal, élu, fournir des armes

Écrit par : brigetoun | 24/09/2017

Le sort de la république espagnole s'est joué tout au début du putsch quand l'aviation allemande a transporter en métropole les troupes marocaines, la marine étant restée loyale. Une aide militaire des démocraties aurait pu changer le cours de la guerre, et aurait surtout évité de laisser aux mains de Staline le sort de la république. Mais on ne refait pas l'histoire. Les démocraties ont, de toutes façons, lourdement payé l'esprit de Munich.

Écrit par : Wlfid | 24/09/2017

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