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03/03/2017

Atmousfèro 1900 : la barco à traio

Atmosphère 1900 : le bac à traille
Atmosphere 1900 : the tray

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Selon l'historien Henri Cogoluènhe, Avignon disposait d'un passage, qui reliait la ville à l'île de la Barthelasse, bien avant la construction du pont Saint-Bénezet au 12e siècle, mais peut-être n'était-ce qu'un gué. Après l'édification du pont, l'existence d'un bac est attestée. En effet, dès septembre 1226, une énorme crue coupe le pont et il faudra traverser par bac pendant une dizaine d'années. Cela se reproduira régulièrement. On sait par exemple, qu'après la crue de 1470, les produits du bac provisoire sont affectés à la réparation du pont. D'autres chutes d'arches s'étant produites, le service d'un bac à traille devient définitif. Le 13 septembre 1571, le cardinal d'Armagnac, co-légat d'Avignon, accorde le droit de planter un pal pour attacher la traille. La rupture du pont Saint-Bénezet lors de l'hiver 1668-1669 est irrémédiable : deux bacs - l'autre étant le bac de Villeneuve qui reliait l'île de la Barthelasse à Villeneuve-lès-Avignon - fonctionneront entre Avignon et Villeneuve, chacun assurant le franchissement d'un bras du Rhône, jusqu'au début du 19e siècle. Madame de Grignan l'utilise dès 1671. Il avait son embarcadère à peu près en face de la porte du Rhône, puis il fut déplacé au 18e siècle à mi-chemin entre la Porte du Rhône et celle de la Ligne. Mais cette solution est soumise à de nombreuses contraintes : pour éviter les accidents, le bac est interdit lorsque le fleuve atteint la cote de 4 m ; les nombreux bateaux ne peuvent embarquer que quatre personnes et peu de marchandises. Avec la construction d'un pont de bois en 1812, le bac est supprimé. Il est rétabli le 1er janvier 1867. Il est affermé à Joseph Debourg de 1873 à 1878 pour 440 F, puis à Marius Combe pour 1010 F, la traille permettant alors une continuité avec une voie transversale. Tout le matériel appartient au fermier. Le bac fonctionne en parallèle avec le pont suspendu jusqu'en 1944 où, suite aux bombardements des ponts, il assure seul la traversée pendant une vingtaine d'années. Il dessert l'île de la Barthelasse jusqu'en 1973, date à laquelle il est abandonné faute de courant après les travaux d’aménagement du Rhône. Aujourd'hui, une navette dite du Rocher des Doms perpétue ce trajet pluriséculaire.
In http://dossiersinventaire.regionpaca.fr/gertrude-diffusion/dossier/bac- et-bac-a-traille-d-avignon/08c542c6-b24f-435a-aced-5aaf551b3fd4

Voir aussi : http://avignon.midiblogs.com/tag/bac

Commentaires

Sur la première photo le passeur est peut-être encore le père Bonnot. En dessous on voit bien le deuxième vire-vire, désaffecté. En bas à droite la cheminée de l'"usine à soie" qui permet de localiser le bac "nord" mis en place par les allemands après la destruction partielle du pont suspendu. On peut se souvenir des épis qui renvoyaient le courant vers la rive droite à cet endroit. Le bac s'arrêta définitivement en janvier 1973. Le câble lui resta en place jusqu'en 1977 en ne fut démonté qu'à l'occasion de la réfection des escaliers Sainte Anne. Il avait été accroché en 43 (ou 44 ?) par un Messerschmidt qui venait de passer sous le tablier du pont suspendu. Après l'arrêt de la traille la barque resta quelques temps amarrée près du pont puis alla pourrir là où il y a la SNA. Quelques personnes en tenue du dimanche sur des photos: on prenait le bac pour une ballade champêtre à la Barthelasse mais aussi pour aller chez Combret ou a Bagatelle...On ramenait à l'occasion une friture de goujon, des anguilles ou, en saison, quelque alose virevoltante que le pêcheur achevait d'un coup sec.

Écrit par : Lou Ravi | 03/03/2017

Lou, la carte postale en bas à droite date manifestement du début du XXe siècle.
Il ne me semble pas possible que ce soient les Allemands pendant la seconde guerre mondiale qui aient installé ce débarcadère...
Je pense même que les débarcadères de gauche et de droite, en bas, sont un seul et même ponton.
Mais ce n'est, bien que forte, qu'une impression.

Écrit par : ˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉ | 03/03/2017

Comprends pas. Je parlais du bac installé au niveau de l usine à soie, bien en amont donc. Ces débarcadères-ci n'ont rien à voir...Pour dater on a parfois, rive gauche, la présence ou non du ou des Bateau-Lavoir. Rive droite c'est plus difficile.

Écrit par : Lou Ravi | 03/03/2017

Ah, pétard ! Mais on le voit pas ce bac !
Je comprends maintenant... Ceux qui savent doivent le deviner.

Écrit par : Michel Benoit | 03/03/2017

des lien, mais sans garantie!


https://picclick.fr/cpa-Rare-AVIGNON-Vaucluse-Le-BAC-%C3%A0-Traille-391647742535.html#&gid=1&pid=1

http://www.ebay.fr/itm/cpa-84-avignon-bords-du-rhone-bac-a-traille-animee-/371294454607

https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales/france-avignon/cpa-84-avignon-bords-du-rhone-le-bac-a-traille-c727-belle-animation-enfants-bateaux-envoyee-en-1905-317554580.html

https://www.google.fr/search?q=CPA+du+bac+sur+le+rh%C3%B4ne+%C3%A0+avignon&newwindow=1&biw=1120&bih=529&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjTyK-syLrSAhUDuRoKHajxCL4Q_AUICigF#imgrc=v46BoKTOD06UrM:

Écrit par : guima | 03/03/2017

Intéressant, merci Guima !

Écrit par : Michel Benoit | 03/03/2017

Lou, une photo de l'avion allemand écrasé le long du Rhône figure en série Fi aux AD. C'est en fait un Focke-Wulf 190 - il est vrai que pour la mémoire collective, les avions allemands sont tous soit des Stukas, soit des Messerschmidt...

Écrit par : Alain Breton | 03/03/2017

Ayoli bessoun.
Je l'ai pris plusieurs fois la barque à traille avec mes parents. C'était impressionnant pour les petits! D'un grand coup de barre, le capitaine envoyait la pointe vers le Rhône et le courant - très fort à cet endroit et à cette époque où le Rhône n'avait pas encore était castré - le courant donc faisait le reste. Le câble de traction se tendait, se tendait puis il glissait d'un coup sur le cable-guide.
C'était une aventure pour les gosses. Après, on allait voir les vire-vire et les aloses...
Nostalgie...

Écrit par : victor | 05/03/2017

Oui bien sûr, ce départ du câble impressionnant...
Et l'eau du Rhône que l'on pouvait toucher pendant le voyage (mais discrètement)...
À l'Aqua-bar, Victor !

Écrit par : Michel Benoit | 05/03/2017

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