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04/02/2017

Avignoun vers 1850 d'Alfred Guesdon

Avignon vers 1850 par Alfred Guesdon
Avignon around 1850 by Alfred Guesdon

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Commentaires

l'impression qu'il y avait encore beaucoup de vide du côté de la rue Victor Hugo, du Lycée Mistral etc...

Écrit par : brigetoun | 04/02/2017

Des ailes de moulin à vent, au-dessus d'une des tours du rempart, c'est inattendu et assez surprenant...

Écrit par : Tilia | 04/02/2017

J'ai la même vue ( de ballon-nacelle) sous la forme d'une lithographie en couleur. Elle est plus nette. Il me semble (sans certitude) que cet étrange moulin soit une éolienne montée non sur la tour mais sur un mât, un pylône, juste derrière le rempart. Elle est présente sur un autre dessin de 1842. Irrigation de ces jardins ?
Sur la litho on devine mieux l'empilement du bois le long du quai. Nombre de détails forts intéressants. Par exemple, celle "barque" à fond plat devant le vapeur, semble manoeuvrée par deux hommes munis de longues rames ou plutôt gouvernails: un radeau et ses radeliers ?

Écrit par : Lou Ravi | 04/02/2017

Aurais-tu, Lou, un bon scanner de ta litho pour remplacer cette image ?

Écrit par : ˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉ | 04/02/2017

La barque me fait penses à un bac, non pas à traille mais un toueur, il me semble voir le cable.

Écrit par : wilfrid | 04/02/2017

Hélas mon scanner est actuellement HS en raison d'un problème d'alimentation et il est fort ordinaire. Cette litho est reproduite dans Les Remparts d'Avignon d'Huet et Clap. Le dessin en NB figure aussi dans Images du Vieil Avignon de Granier et Gagnière. La différence de "netteté" des détails n'est cependant pas très importante. A droite on voit la ferme où est Le Bercail et cette petite anse (prélèvement de graviers) précédée d'un très curieux monticule à moins que ce ne soit un bouquet d'arbres mal dessiné ? C'était une des "plages" d'Avignon.
A gauche, c'est dans la première dent du quai que se déversent les eaux de la Durance (captage du canal de l'Hôpital ou Durançole). Le canal, qui emprunte une partie des douves, étant donc déjà couvert au droit de ce que sera le garage Michel (première maison en deux corps dans l'angle SE)

Écrit par : Lou Ravi | 04/02/2017

L'esplanade au sommet du rocher est tout aussi étonnante !...

Écrit par : Tilia | 04/02/2017

Oui, vision sur nombre de détails qui ne sont rarement représentés dans l'iconographie de cette époque : l'esplanade du Rocher, le découpage des quais... L'éolienne doit effectivement être en rapport avec l'irrigation de certains jardins, celui très vaste au (presque) premier plan est le jardin des Dames du Sacré Cœur, ex-Carmes Déchaux sous l'ancien Régime et actuel lycée Aubanel.

Intéressante aussi la longue succession des maisons adossées aux remparts, dont la réalité nous est confirmée par les plans cadastraux du second Empire, et les mille et une traces dans les maçonneries actuelles, voir entre autres un récent échange relatif à la muraille proche de la porte de l'Oulle.

Lou, possible (probable) que les "barques à fond plat" soient en fait des trains de bois flottés, descendant du Dauphiné (Drôme) ou de plus haut... me rappelle certains prix-faits de charpente au XVIII° s. où les commanditaires exigeaient du bois de Sassenage : par rapport au bois du Dauphiné ou de l'Ardèche, la durée de flottage bien plus longue assurait un meilleur dessévage, gage d'une meilleure résistance aux parasites... Activité bien entendu en rapport avec celle du port au bois, "de la Ligne".

Écrit par : Alain Breton | 04/02/2017

Effectivement, Tilia, cette splendide esplanade n'est pas celle que nous connaissons, mais celle qui précédait le jardin du rocher.

Écrit par : Michel Benoit | 04/02/2017

le pont suspendu viens juste d'être achevé car il fut ouvert à la circulation le 22 octobre 1843.

Écrit par : guima | 04/02/2017

Deux bateaux à roues cela fait beaucoup car ils étaient assez rares. On voit bien sur le premier les câbles qui permettait de coucher la cheminée au passage des ponts. Les toueurs, extraordinaires bateaux qui se hâlaient en tirant sur un câble immergé devaient également être peu nombreux dans cette portion du Rhône. Etant gamin Fernand Rogier, notre dernier pilote du bac à traille a connu ces toueurs. Plus étonnants étaient les bateaux-crabes qui se déplaçaient en s'accrochant au fond du lit. J'enrage car je ne retrouve plus certains de mes livres sur la navigation et notamment celui que le très regretté Jean-Pierre Belmon a écrit. Sur le dessin, la barque au fond est peut-être le bac que nous avons connu. La première "barque" paraît bien être un radeau avec ses empeintes (très longues rames-perches), je viens de retrouver le nom. A droite certaines font une halte rive droite là où il y a le moins de courant ?
L'histoire de la navigation sur le Rhône, de la batellerie est passionnante et n'est hélas aucunement mise en valeur dans notre ville. Les bateaux à roues que l'on voit sont semblables à ceux décrits par Michel André Tracol: sans cabine pour les pilotes exposés à toutes les intempéries. "Plus de 4 personnes manoeuvraient aux passages difficiles...Pour gagner de vitesse les concurrents, les capitaines ne respectaient pas les arrêtes obligatoires et les voyageurs devaient, pour embarquer, rejoindre le bateau au milieu du fleuve, avec des barques (je pense que ce devait plutôt être le cas à Lyon ou Valence). De plus, certains mécaniciens, pour obtenir d'avantage de puissance. bloquaient les soupapes de sécurité à l'aide de cales de bois..." etc.

Écrit par : Lou Ravi | 04/02/2017

D'après le résultat de mes recherches, le touage sur le Rhône a fonctionné entre Valence et Pnt-Saint-Esprit entre 1878 et 1936 :

https://anconecultureetpatrimoineleblog.wordpress.com/2016/04/12/visite-du-toueur-conserve-au-port-de-leperviere-a-valence/


http://www.dubato.fr/la-navigation-sur-le-rh%C3%B4ne


http://frenchtugs.free.fr/cies/fluviaux/hplm.htm

Écrit par : Tilia | 05/02/2017

Oui Tilia, entre Glun et Pont. Je cite encore Tracol "en fin de journée les toueurs regagnaient toujours leur base de départ pour éviter que le câble ne séjourne trop longtemps dans l'eau, les alluvions risquant de le recouvrir". Quel travail !
Pas étonnant que Fernand Rogier ait connu les toueurs leur service ayant duré jusqu'en 1936.

Écrit par : Lou Ravi | 05/02/2017

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