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16/08/2015

Lou palais di papo dous-cènt-setanto-cinq an après

Le palais des papes deux-cent-soixante-quinze ans après
The pope's palace two hundred and fifty years after

610851186.jpg 2798309426.jpg

Dessin dóu fraire Estève Martellange en 1617
Dessin du frère Étienne Martellange en 1617
Drawing by the brother Etienne Martellange en 1617

Commentaires

les clochetons de la porte avaient disparu et Viollet Leduc ne les avait pas reconstruits, et les tours avaient encore leurs toitures (sauf une)
terrasses en friche aussi

Écrit par : brigetoun | 16/08/2015

Notre Dame des Doms n'a pas encore le calvaire, ni la statue de la vierge qui domine la ville depuis 1859

Écrit par : guima | 16/08/2015

Ce rapprochement, proposé avant-hier par Alain Breton, confirme l’origine de la «prise de vue» c’est-à-dire Jacquemart. Sur le Rocher les (deux ?) moulins paraissent décoiffés, sans ailes, comme après l’explosion (1650) du fort Saint-Martin (que l’on devine à gauche me semble-t-il). On pourrait penser à un abandon au profit des moulins flottants mais on retrouve des ailes sur des dessins, plus tardifs, de l’album Laincel.
Sur l’étonnante implantation de l’usine Ducommun et de sa gigantesque cheminée: ne faut-il pas y voir l’utilisation d’un rare espace privé (cour + bâtiment) non inondable ? On doit être ici à 2 ou 3 m au-dessus de la place Carnot. Avec une bonne possibilité d’approvisionnement en eau par puisage et aussi en marchandises et matières premières depuis la nouvelle (1880) gare de voyageurs et marchandises de Pont d’Avignon, gare dont le rôle paraît majeur dans les années 1900 ?

Écrit par : Lou Ravi | 16/08/2015

Superbe travail, Michel ! La photo est coupée à droite pile sur le clocher des Carmes, qui est sur le dessin de Martellange.

La plus grosse évolution au Palais est la disparition de la tour de la Gâche, dérasée au milieu du XVII° par ce qu'elle écrasait ses bases. Elle est de nos jours un tout petit peu plus haute que sur la photo, ayant été timidement réhaussée de quelques assises lors des restaurations des années 1970. Mais on voit bien que, par rapport au dessin de Martellange, il en manque encore beaucoup !

Pour l'hypothèse Ducommun , la hauteur est en effet une piste. Mais l'usine à gaz, qui lui était antérieure, est placée bien plus bas. On peut tout simplement se dire que, sise là où elle est, l'usine est au centre d'une zone de distribution extrêmement dense. En dehors du tram, il me semble qu'à cette époque la clientèle de ce type d'établissement était surtout privée (éclairage ! et un peu de chauffage), les usines artisanales ou semi-industrielles s'appuyaient sur des sources d'énergie particulières comme les fameux moteurs à gaz Lenoir, voire des moteurs à pétrole - Louis Seguin, petit-fils du Marc des ponts suspendus, fit une belle fortune en commercialisant à partir de 1895 un moteur industriel appelé "Gnom" (licence de la firme allemande Oberursel), qui était un énorme machin à pétrole pesant une tonne et donnant de cinq à quinze chevaux... En 1908, Seguin se tournait vers l'aviation, sa firme s'appelle de nos jours SAFRAN.

Écrit par : Alain Breton | 16/08/2015

Quelle est cette tour juste à gauche du clocher des Carmes, et qui n’apparaît plus sur la photo?
A l'emplacement où il y aurait le cheminée Ducommun (??????)

Écrit par : effelle30 | 16/08/2015

L'usine à gaz: elle demandait beaucoup plus de surface que pour une simple production d'électricité. Mais Ducommun ne put lui-même rester à la Vice-Gérance.Sur le dessin de Martelange on voit, comme aujourd'hui, ce qui reste des contreforts (???) au sud du palais, au-dessus de la Peyrollerie ? Les vieilles pierres ne sont pas mon fort et je ne trouve guère d'explication à ces départs de murs latéraux.

Écrit par : Lou Ravi | 16/08/2015

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