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08/11/2015

La Balanço en mai 1969

La Balance en mai 1969
La Balance in may 1969

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Commentaires

juste avant la fin (en quelle année la reconstruction ?)

Écrit par : brigetoun | 08/11/2015

Le Grand Bar est toujours debout, mais plus pour longtemps : les démolitions ont déjà commencé dans le cœur de l'îlot...

Au premier plan, la balustrade sommitale de l'hôtel Calvet de la Palun. Mais que fait la Banque de France avec toutes ces cheminées ?

Écrit par : Alain Breton | 08/11/2015

La chapelle de l'Oratoire est tout-à-fait reconnaissable et, vu l'orientation, on voit une partie des toits de l'impasse, notamment celui de l'intendance du 7e Génie :
https://www.google.fr/maps/@43.9492,4.8022191,3a,48.9y,117.7h,94.39t/data=!3m6!1e1!3m4!1so0fzc9kkT7W8-m7ItNuH2Q!2e0!7i13312!8i6656

Donc, je m'attendais à voir au moins une arche du pont suspendu dans l'arrière plan...

Écrit par : Tilia | 08/11/2015

Pour la date de destruction du pont suspendu, je viens de vérifier : c'est 1960.
Il est donc normal qu'on ne le voit pas ici.

Mais on devrait voir au moins un bout du pont Daladier, non ?...

Écrit par : Tilia | 08/11/2015

La rue qui descend à droite, c'est la rue Étienne Marcel.
Et l'enseigne TOTAL (au fond de l'image) c'est bien sur la place Crillon qu'elle doit se trouver, il me semble...
Le photographe aurait donc loupé le pont Daladier d'un cheveu !

Écrit par : Tilia | 08/11/2015

Vu ou revu je découvre toujours de nouveaux détails merci Alain et Tilia

Écrit par : michel Bourgue | 08/11/2015

Toits de riches, toits de pauvres, toits bricolés...On voit nettement la partie refaite, après incendie, de la toiture du Théâtre Municipal. Belles cheminées en nombre sur la Banque de France, car on avait cloisonné à cet endroit pour multiplier les bureaux. Solides cheminées du Grand Bar, la plus noircie pouvant bien être celle du poêle principal de la grande salle. « Sur-toitures» et lucarnes discrètement établies sur des toits plans aux rives bien alignées. Vertigineuses antennes de télé : il faut «aller chercher» les ondes des rares émetteurs…Ailleurs les gitans son partis. Restent, à droite notamment, des toits mal en point, fléchissants, percés, rapetassés…A partir de la fin du XIXe le développement des foyers fermés qui remplaçaient les âtres s’est accompagné d’une floraison de cheminées longilignes. Le percement hasardeux des toitures, sans solins très étanches, provoquait infiltrations et ruissellements qui peu à peu, en dehors du désagrément, affaiblissaient la poutraison. A La Balance, certains gitans avaient même percé à ciel ouvert, les appartements qu’ils squattaient. A droite, derrière l’hôtel du père Gayte un vrai bazar de rafistolage et petites constructions autour de cette courette-terrasse.
La date indiquée, 1969, m’intrigue. On est en été ou presque (feuillages, service en terrasse). Le Grand Bar a toujours l’air de fonctionner (terrasse, rideaux aux fenêtres, objets domestiques sur le petit balcon). Or sa démolition est signalée pour cette même année dans les ouvrages qui en parlent. Par ailleurs je me demande s’il y avait encore l’enseigne des pompes Total de la place Crillon en 69. Les Grand Bar et ses logements auraient donc été vidés et démolis en quelques mois à peine ? Qui s’en souviendrait ?

Écrit par : Lou Ravi | 08/11/2015

Le pont Daladier est effectivement plus à droite (étonnant de la part de Daladier...)
Tilia, est-ce ton tilleul que l'on voit au bout de l'impasse de l'Oratoire ?

Cette photo est donnée comme étant de mai 1969. Il faut voir à l'extrême droite dépasser un petit morceau de la première tranche de reconstruction qui est terminée. (Où l'on voit la rue St-Étienne et ce qui s'appelle encore la place de la Madeleine.)
La voici vue depuis la rue St-Étienne (et non Étienne-Marcel !) peu de temps avant :
http://avignon.midiblogs.com/archive/2011/06/12/dous-vint-an-apres-carriero.html

La Grand Bar en décembre 1969 :
http://avignon.midiblogs.com/archive/2009/04/18/quarante-ans-apres-le-grand-bar-fourty-years-after-the-big-b.html
La photo d'aujourd'hui est du mois de mai. Il peut s'en passer des choses en 6 mois !

Une autre photo aérienne nous montre la Balance quelques années avant :
http://avignon.midiblogs.com/archive/2014/11/29/la-balanco-avans-821117.html
...prête pour la première tranche de reconstructions que voici terminées :
http://avignon.midiblogs.com/archive/2014/12/03/la-balanco-trancho-1-821418.html
Puis, ce sera le tour de la partie basse :
http://avignon.midiblogs.com/archive/2012/09/20/balance-lou-trau-le-trou-the-hole.html

Quand même, on en voit pas tant que ça des antennes de télé...

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 08/11/2015

La date inscrite en bas à gauche : on voit un "I", on devine un "A" et l'espace restant ne donne guère la place que pour "M".

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 08/11/2015

Tilia, OK pour Etienne, mais rue Saint-Etienne, et non pas Etienne Marcel...

Lou, j'ai un cliché aérien de la zone daté de 1969 par l'IGN (sans plus de précision, mais les années sont toujours bonnes pour ces campagnes de couverture photo!) . On y voit très exactement les mêmes détails qu'ici : le Grand Bar encore debout, l'îlot dont les démolitions ont commencé côté couchant - exactement, en face de l'actuelle Fourchette - , la succursale de la Grande-Motte déjà construite en partie (on aperçoit ici un bout de béton dans l'alignement de la rue de Tillia) et, cerise sur le gâteau, une végétation bien développée qui positionne le cliché vers fin de printemps - début été, vu le peu d'agitation dans les rues et de voitures garées place du Palais, alors que les gradins sont en place dans la cour d'honneur du Palais...

Au passage, une recherche d'alignements sur la vue aérienne montre que le cliché de ce jour a été pris du sommet de la Grande chapelle (on s'en doutait !) , et qu'il "manque" effectivement le pont de pas grand chose. Probablement un 6x6 (format carré et grande définition) avec un objectif de moyenne focale, dont l'angle de champ de l'ordre de 40° explique l'importance des arrière -plans.

Écrit par : Alain Breton | 08/11/2015

De tout cela on peut déduire que le Grand Bar a été démoli en un rien de temps. Comme si l'on avait voulu se dépêcher de le faire...
Pas beaucoup d'antennes effectivement, j'en compte moins de 10. Celle en plein milieu, sur le faîtage du toit de tuiles plates, monte très haut. La façade de cet immeuble, côté rue, porte un décor "à bandes pendantes", déjà vu ailleurs. Notamment dans des maisons ou bâtiments réalisés dans les années 40 par des maçons italiens sur des enduits à la tyrolienne.

Écrit par : Lou Ravi | 08/11/2015

Ah ! les maçons italiens !

Écrit par : Alain Breton | 08/11/2015

Mais pourquoi donc ai-je écrit rue Étienne-Marcel ? !!!!!!
Voila ce que c'est, d'être un peu parisienne depuis 37 ans :-)

La chose qui m'intrigue le plus dans cette photo, c'est la grande maison qui aligne six fenêtres (d'après les anciennes cartes postales en ma possession) sur au moins deux étages et qui se trouve parallèle au rempart à proximité de la fin de l'impasse de l'Oratoire...
Je ne suis jamais passée par là étant gamine, vu que l'impasse ne communiquait pas encore avec la rue du Rempart de l'Oulle.

Michel, "mon" tilleul est très proche du grand marronnier de la maison voisine, qui a deux étages et domine "la mienne" qui n'en a qu'un. Tout près de là aussi, il y a les arbres de la cour du collège. Je vais scanner une de mes cartes postales et te l'envoyer, ainsi qu'une copie de la photo de ce billet avec des repères pour mieux visualiser ce dont je parle.

Écrit par : Tilia | 08/11/2015

Tilia, la chose qui intrigue, c'est la seule grande maison qui dépasse la hauteur des remparts, et qui a maintenant disparu, rasée lors de la construction des grands immeubles faisant le bout de l'impasse des Lys (impasse de l'Oratoire de nos jours) ?

Il me semble que nous en avons déjà parlé. Mais quand exactement et à propos de quoi....

Écrit par : Alain Breton | 08/11/2015

Je pense à la fonderie:

http://avignon.midiblogs.com/archive/2015/02/12/cent-an-apres-balouard-de-l-oulo-827072.html

Écrit par : Lou Ravi | 08/11/2015

Alain, bien avant de s'appeler impasse de l'Oratoire, l'actuel passage de l'Oratoire se nommait impasse Lise.
J'ai lu quelque part que ce nom lui venait des dépôts de limon (lise ou vase) qui demeuraient là après chaque inondation et que les jardiniers récupéraient pour engraisser leurs cultures.
Il faudrait que je prenne le temps de farfouiller dans mes notes !

Écrit par : Tilia | 08/11/2015

Lou Ravi, merci pour la fonderie. Je n'avais jamais fait le rapprochement, puisque dans l'article en lien il est question de l'église dite des Pénitents Blancs...

Quant au bras de la Sorgue, il passe sous la maison que j'ai habité pendant plus de vingt ans et sous son jardin. Les nouveaux propriétaires de ma maison d'enfance (rencontrés en 1991) venaient de la faire restaurer "de fond en comble" le terme n'a jamais été aussi vrai que dans le cas de cette maison, dont l'intérieur a été totalement transformé ! Ils m'ont confirmé la chose et m'ont appris que lorsque les fondations ont été mises au jour, il a été découvert des traces de portes en sous-sol datant de l'époque médiévale, ainsi qu'un second puits donnant sur la Sorgue.

Écrit par : Tilia | 08/11/2015

Une carte postale de Tilia où l'on voit mieux la "grande maison" :
http://avignon.midiblogs.com/images/GrandeMaison.jpg

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 08/11/2015

Pour Lou : Je suis retourné voir une carte postale proposée par Guima au mois de mai, au milieu de votre période de discussion sur les accroches de tram/d'éclairage publique ( http://avignon.midiblogs.com/archive/2015/05/11/au-85-avengudo-moun-clar-833128.html ).
La maison au premier plan à droite n'a pas exactement un décor "à bandes pendantes", mais cela y ressemble beaucoup, et la carte date du milieu des années 30. Les Italiens étaient donc déjà passés par là, avec cet enduit "tyrolien" (c'est quoi ?).

Écrit par : Frédéric Viallon | 08/11/2015

Frédéric, OK pour la carte postale de Guima, il y a en effet un décor à bandes verticales qui devait être "moderne" à l'époque du cliché (1935), comme en font aussi foi les linteaux à angles abattus du rez de chaussée de la même maison.

Il n'y a pas d'enduit "tyrolien", mais enduit "à la tyrolienne". La tyrolienne est une machine portative qui permet de "postillonner" du mortier sur les murs. L'accroche est immédiate et pas besoin de lisser, d'où un très haut rendement. Pas besoin d'énergie non plus, la machine se tient à la main et il suffit de tourner la manivelle... faut juste remettre du mortier dedans de temps en temps !

En contrepartie, l'enduit ainsi obtenu est extrêmement poreux et n'offre pas une étanchéité suffisante. Il est de nos jours très souvent interdit par les règlements d'urbanisme...

Écrit par : Alain Breton | 08/11/2015

Le "décor à bandes" (je ne sais comment le décrire): je trouvais simplement un air de ressemblance avec certaines façades dont je suis sûr qu'elles ont été faites par des italiens et à la tyrolienne. Tyrolienne qu'Alain Breton vient de décrire. Par exemple avec ces 3 bandes sur le mur de la cave coop de Caumont, crée probablement au tout début des années 30:

http://www.delcampe.net/items?language=F&searchString=caumont+sur+durance&cat=0&searchOptionForm%5BsearchMode%5D=extended&searchOptionForm%5BtermsToExclude%5D=&searchOptionForm%5BsearchTldCountry%5D=net&searchOptionForm%5BsearchInDescription%5D=N&searchOptionForm%5BsearchTranslate%5D=N

Écrit par : Lou Ravi | 09/11/2015

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