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14/08/2015

La chaminèio

La cheminée
The chimney

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Commentaires

incroyable qu'il y ait eu une usine là ?

Écrit par : brigetoun | 14/08/2015

Cliché d'une qualité remarquable, d'autant qu'il est légèrement antérieur au précédent (années 1890, donc) : les travaux de la tour de la Campane n'ont pas encore commencé.

Au tout premier plan, un peu à gauche, le café Cœur... derrière, la banque de France qui a encore son jardin (ça ne va pas durer) et encore derrière, le Palais encore tout percé de mille fenêtres militaires (ça ne va pas durer non plus).

Et donc bien à droite, l'héroïne du jour, la cheminée de Ducommun (merci Lou Ravi), qui arrive en effet comme un cheveu dans la soupe...

Écrit par : Alain Breton | 14/08/2015

Elle a beau être celle de Ducommun, une telle cheminée en ville ce n'est pas du commun !

Écrit par : Tilia | 14/08/2015

Avec ses fonderies, brasseries, distilleries, usines diverses, Avignon avait plus de cheminées que de clochers. Parmi les plus visibles, intra-muros, il y avait celle de l’usine à gaz et celle de la brasserie Gros rue Guillaume Puy.
Mais rien n’égalait la taille de cette cheminée de l’usine Ducommun qui jure à côté du Palais. Il me semble qu’elle apparaît tronquée sur d’autres cartes postales, car en partie démolie et donc plus discrète, quelques années plus tard, après que la production ait été déplacée à Saint Véran. Certains cadrages des années 1900 paraissent l’éviter soigneusement (?).
La date : Henri Baretta donne 1891 comme année de création de cette usine (Cahiers de l'ASPPIV, N°20-1994). Le haut de la cheminée a l'air noirci, elle fonctionne donc depuis quelques mois au moins, la végétation est bien établie. Alors 1891 ou plutôt 1890 comme le suggère Alain Breton ?

Écrit par : Lou Ravi | 14/08/2015

D'après Marc M les rues venant de la porte St Michel ont été aménagées pour faciliter le passage des charrettes de charbon

Écrit par : michel Bourgue | 14/08/2015

Lou, je disais "années 1890", ça peut aller après 1891, 92 ou plus, bref couvrir toute la décennie. Le noircissement de la partie supérieure de la cheminée plaide pour un usage déjà bien commencé, le "terminus ad quem" étant l'absence totale d'échafaudages et de mâchicoulis sur la Campane : le devis de Révoil relatif à cette campagne est d'Avril 1899.

Nous avons donc bien deux bornes qui sont 1891 et 99.

Au fait, connait-on l'année exacte d'édification du café Cœur ? peut-être que cela permettrait de resserrer la fourchette de datation...

Écrit par : Alain Breton | 14/08/2015

Le Café Coeur est au Guide Fanot de 1868:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5726531c/f106.image

Les sculptures de la façade sont d'Etienne Cournaud décédé en 1863 à 56 ans. Ce café a dû être édifié vers 1860.

Pour revenir à "La" cheminée: l'usine de production d'électricité constituait avec Aubanel un ensemble "industriel" au coeur de la ville car je crois bien que l'imprimerie était dotée d'un atelier de fonderie pour ses caractères en plomb.

Écrit par : Lou Ravi | 14/08/2015

On en a une aussi ici.
J'ai bien aimé tes deux précédentes photos.

Écrit par : Claude | 14/08/2015

Lou, merci pour le Cœur, je le voyais plus récent.

Il n'est donc pas un élément de datation pour ce cliché... dommage.

Tiens, je rebondis sur autre chose, la vue est prise de Jacquemart, c'est à dire du même point que le célébrissime dessin de Martellange. Une idée de "quelques années après", Michel ? (là, en l'occurrence, c'est presque 300 !)

Écrit par : Alain Breton | 14/08/2015

Très intéressant cliché, pour sa qualité, et pour son témoignage sur l'état de la ville, les "restes" d'une présence industrielle et aussi pour l'état du Palais, presque une ruine. Aurait-il autant de succès si on s'était contenté de consolider et de le laisser dans cet état sans chercher à le reconstruire ?

Écrit par : fardoise | 14/08/2016

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