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22/03/2015

Cènt an après lou batèu-lavadou

Cent ans après le bateau-lavoir
A hundred years after the laundry-boat

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Merci Guima !

Commentaires

Plus personne sur la rive...

"Tout le monde sur le pont !"

Écrit par : Tilia | 22/03/2015

Un siècle et demi avant cette photo, on ne se contentait pas de laver le linge dans le Rhône...

Un rapport de 1752, signé Maréchal (ingénieur du Génie à qui Nîmes doit ses Jardins de la Fontaine), évalue Villeneuve les Avignon en tant que place militaire et signale qu'on y trouve "deux puits publics et seize particuliers chez les bourgeois... l'eau en est très bonne mais on se sert plus volontiers de celle du Rhône pour la boisson..."

Écrit par : Alain Breton | 22/03/2015

leur demanderais bien si elles veulent se charger de mon linge (ce serait plus près)
belle photo encore (enfin belles photos)
… en 1752 la chimie était moins omniprésente

Écrit par : brigetoun | 22/03/2015

C’est le plus connu de nos bateaux-lavoir, le plus grand et le plus fréquenté. Les photos nous en montrent plusieurs modèles et celui-ci paraît être le dernier. Il était fixé par des solides cordages et un ou deux longs mats couchés pour résister au courant lorsqu’il devenait vif. Les ormeaux, séchoirs dérisoires, sont mal en point, réduits à des moignons. Les piles du pont portent nettement les traces des dernières fortes crues. Dans mon commentaire d’hier je citais Jean Mazet à propos de ces bateaux-lavoirs. Il signale leur fin d’activité en 1925, les derniers vestiges ayant été emportés lors de la grande crue de 1935. « Deux de ces bâtiments étaient aménagés pour faire le lavage à genoux alors que le troisième l’était pour laver debout ». Son livre reproduit aussi une chouette photo des bugadières de Champfleury. On lavait au plus près de la ville mais aussi en Durance et le long de la Sorgue et de ses canaux. Il devait probablement être interdit de laver dans les puits et fontaines dont l’eau était utilisée pour faire la bugado elle-même. C’est le battage et le rinçage que l’on allait généralement faire à l’extérieur ou dans quelque baquet placé dans une arrière-cour. Dur métier que celui de lavandière. Genoux meurtris, mains abîmées, dos mis à mal, elles n’avaient pour seule consolation que de pouvoir échanger nouvelles et potins. Comme le faisaient les hommes. Mais au chaud du café ou de l’estaminet.

Écrit par : Lou Ravi | 22/03/2015

Ici, sur la Loire, à grands frais, nous en avons reconstitué un que nos édiles ont grand mal à faire vivre... Pas revivre, vivre !

Écrit par : jeandler | 22/03/2015

On ne trouvera pas "bugade" dans le Larousse (mais on le trouvera sur Wikipedia !)
On ne trouvera pas non plus "bugadière".
Le Provençal, lui, offre bien sûr toute une famille de mots issus du verbe "bugada".

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 22/03/2015

J'ai oublié (!) l'existence du lavoir municipal de Monclar, avec grand séchoir. A la louche 1890-1930. Sur les détails de la bugado lire l'article de Solange Lafont dans le Bulletin des Amis de Séguret d'août 1994.

Écrit par : Lou Ravi | 22/03/2015

Absolument impensable, Lou :
je n'ai pas ce bulletin sous la main ...

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 22/03/2015

les mats couchés sont je pense des écouares, elles servent à garder le bateau à distance des berges de manière à ce qu'il ne repose pas sur la berge à la décrue, les péniches de la Barthelasse en sont équipées.

Écrit par : wilfrid | 22/03/2015

En français, "buanderie" vient de "buée".
En provençal, est-ce que "bugado" tire également son origine de "buée" ?

Comique :
http://en.wiktionary.org/wiki/bugado
:-))

Écrit par : Tilia | 22/03/2015

Puisqu'on parle de lessive... Bugade, c'est aussi le nom du bâtiment nord-est de la Chartreuse de Villeneuve...

La salle principale comporte une vaste cheminée et un puits intérieur. Sa voûte est très sérieusement dégradée, effet probable de l'hygrométrie saturée sur les calcaires tendres de notre région. Pourtant la construction est récente, du moins le couvrement (XVIII°). L'usure des voussoirs tend à prouver que l'usage des locaux ne s'est pas interrompu à la Révolution, mais s'est poursuivi bien au delà, à l'époque où la Chartreuse était un village dans le village.

Écrit par : Alain Breton | 22/03/2015

http://empereur-blog.fr/wp-content/uploads/2014/07/daniel_ridgway_knight_a3516_les_lavandieres_wm.jpg

http://objets.autrefois.free.fr/photosG/IMGP0483.JPG

né au moulin Notre Dame dans une vieille ferme familiale depuis 1800 et des poussières, je me souviens que ma grand mère me racontait que avant la guerre(1ére ou 2éme ?) elle faisait la lessive dans la petite roubine qui passait à coté; aujourd'hui disparue sous le lotissement du hameau saint Gabriel elle devait utiliser une de ces planches.

j'aime bien cette gravure!

Écrit par : guima | 22/03/2015

L'article en lien ci-dessous est des plus intéressants, il relate en détails et en images les différentes étapes du déroulement de la bugado :
http://www.les-fileuses.com/dossiers/dossier.php?val=72_bugado

Écrit par : Tilia | 22/03/2015

le lavoir de Monclar a continué d'exister après 1930, je souviens de l'avoir vu ;
il était situé derrière l'école des filles , par la suite on y trouvait entre autres le siège de la CGT FO, l'association Léo LAGRANGE........

Bravo et merci à Tillia pour ce lien

Écrit par : guima | 22/03/2015

Un "bug" c'est un peu un grain de sable dans les rouages.
C'est un peu aussi comme une "bougnette" sur le tissu... :D

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 22/03/2015

Personne pour répondre à ma question :

En français, "buanderie" vient de "buée".
En provençal, est-ce que "bugado" tire également son origine de "buée" ?...

Écrit par : Tilia | 22/03/2015

Pas trouvé pour l'instant. Voici les étymologies selon Mistral :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k74854/f399.image
Bon courage...

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 22/03/2015

Personnellement, j'ai spontanément envie de rapprocher "bugado" de "begudo".
En effet, dans les deux cas, il s'agit de s'imbiber de liquide...

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 22/03/2015

à bugado le Petit Pichot nous renvoie à embugada qui ressemble bien à embuée

Écrit par : guima | 22/03/2015

Embuga = imbiber, justement !

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 22/03/2015

les groupes folkloriques ont bien contribuer à évoquer cette tradition:

https://www.youtube.com/watch?v=bKLsFaxj6h4

https://www.youtube.com/watch?v=feoNhx11TQo

Écrit par : guima | 22/03/2015

Michel, tu veux parler des "vapeurs" de l'alcool, sans doute ;-)

Gallica me déçoit un peu, sur son site il n'y a que le tome 1 du dictionnaire de Mistral... et il s'arrête à "F"

Je voulais vérifier le terme "tubiero" donné comme traduction du français "buée" dans la seconde partie du Pichot Trésor ...
et bien c'est loupé ! dans la première partie du Pichot Trésor on ne trouve pas "tubiero" :-((

Écrit par : Tilia | 22/03/2015

"Tubiero" se trouve bien dans Lou Tresor dóu Felibrige" :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7486f/f1069.zoom.r=Lou%20tresor%20dou%20felibrige.langFR
Mais je reste convaincu qu'à l'origine, "buga" veut dire "boire"...

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 22/03/2015

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/77/Villeneuve_les_avignon_chartreuse_bugade.jpg

La bugade de la Chartreuse Notre-Dame-du-Val-de-Bénédiction à Villeneuve-lès-Avignon

Écrit par : guima | 22/03/2015

J'ai visité ce lieu au début des années 70 quand il était à l'abandon, sombre et humide.
Ça ne doit pas être bien loin que Gérard Gelas aurait dû donner sa pièce "La paillasse aux seins nus" en 1968.

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 22/03/2015

Guima: j'ai trouvé 1932 comme année de fermeture définitive du lavoir de Monclar.
Michel: le bulletin. Effectivement impensable. lol !
Tilia Michel: pour vous mettre d'accord j'ai envoyé à Michel un scan du Trésor.

Écrit par : Lou Ravi | 22/03/2015

pourtant je me souviens bien de ce lavoir situé à l' école des filles de Monclar où ma sœur était scolarisée.(années 40/50)

Écrit par : guima | 22/03/2015

On lit à la fin de la définition de "bugado" dans "Lou Tresor dóu Felibrige" :
« Le mot bugado vient de "bou", "bouc", trou, parce que la lessive est proprement l'eau qui passe par le trou du cuvier. »
Donc, il s'agit bien de boire ! (cuvier = gosier !)

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 22/03/2015

imbiber en provençal se dit bien embuga ou embéure ou esbéure (le petit trésor)

je n'ai pas résisté! (pour boire)

http://www.annot-histoire.com/ai%20begu.html

Écrit par : guima | 22/03/2015

Guima: oui, c'est bien là. L'activité s'est arrêtée en 1932 et on ouvert (à l'étage, là où était le séchoir ?) une ou deux classes pour filles. Cette histoire d'eau donne soif, d'autant plus que le temps maussade me coince à l'oustau. Je vais m'en jeter un.

Écrit par : Lou Ravi | 22/03/2015

il me semble qu'il y avait aussi une usine de la société des eaux.
pour le lavoir je ne me souviens que d'un emplacement en R.D.C. pas souvenance d'un étage mais depuis ce temps les souvenirs s'estompent

à la bonne votre!

pour l'usine ce lien apporte de l'eau au moulin

http://www.e-corpus.org/notices/37341/gallery/364290/fulltext

Écrit par : guima | 22/03/2015

Oui, mais cela ne situe pas précisément le "puisard de Monclar". On y installa une machine élévatoire en 1895. Dans "Lis aigo de Moun-clar", écrit en 1912, Bruneau milite pour le captage de ces eaux tout en soulignant les risques de pollution. On abandonnera effectivement ce site de pompage suite à de nombreux cas de typhoïde. La brochure, en provençal, signale aussi la sortie souterraine de cette nappe au niveau du four à chaux (cf la rue du Four près de Sainte Anne). Plus étonnant pour moi ceci: "lis aigo..arribarien ansin (il est fait allusion semble-t-il à un forage ou une prise au canal Puy), per sa pènto naturalo, au moulin Nosto-Damo". Moulin où l'on envisageait de créer une "usine hydraulique" ???

Écrit par : Lou Ravi | 22/03/2015

rien ou presque n'a changé sauf la rivière qui a monté !!!

Écrit par : old nut | 22/03/2015

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