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01/02/2015

Cènt an après 2 carriero Jousè-Vernet

Cent ans après 2 rue Joseph-Vernet
Hundred years after Joseph-Vernet street 2

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Photo collection Palais du Roure.

Commentaires

Pascal ça se succède très vite à ta suite...

Écrit par : brigetoun | 01/02/2015

Etonnant rapprochement que l'on peut faire. Pascal a l'air d'attendre le client...Comme l'on fait bien des commerçants 100 après. Car cet emplacement ne marche pas. Fringues, vins, fleurs, j'en passe et des meilleurs, le turn-over est ici est rapide alors qu'à quelques mètres Martine tient toujours la barre de sa galerie.

Écrit par : Lou Ravi | 01/02/2015

on a mis une petite caméra de vidéosurveillance.
souriez vous êtes filmé!

Écrit par : guima | 01/02/2015

À quelques mètres de là, il y avait le magasin de cycles du père d'une de mes copines.

Autre souvenir des années soixante : au 5 rue Joseph Vernet - à la place de la maroquinerie "Iniciale" - il y avait les merveilleux tissus provençaux de la Souleïado (rien à voir avec l'actuelle boutique de vêtements du 19 rue Joseph Vernet)...

À propos de la maroquinerie "Iniciale", je viens de découvrir ce qui ressemble à un blason en bas-relief, enchâssé dans un support métallique juste à côté de la porte du magasin :
https://www.google.fr/maps/@43.950182,4.804037,3a,26.2y,74.56h,82.73t/data=!3m4!1e1!3m2!1svjjghcua6vq7FcTzdUVE0w!2e0
Il n'est pas répertorié dans l'inventaire du "Peuple des niches". Et comme il présente (au bas de l'écu) l'agneau de St Jean-Baptiste, je me demande ce qu'il fait là...

Écrit par : Tilia | 01/02/2015

y a qu'à remettre un coiffeur, barbier...
dans ce style! 100 après...le retour ;)
le succès est assuré

Écrit par : patricia gauthier | 01/02/2015

Tilia, dans mes notes et annuaires le salon Pascal s'est maintenu jusque dans les années 60. Dans le Bottin de 1955 on a toujours Pascal au n°2 et au 1bis le marchand de cycles Renaud-Grappin. Dans ces années là Avignon compte 43 marchands de cycles et 92 salons de coiffure, la plupart sont à l'intérieur des remparts. Pour une population totale de 60 000 habitants. On n'avait pas besoin des écolos pour se mettre aux "déplacements doux" car on avait tout sous la main intra-muros ! Souleiado: la boutique était une locomotive pour ce début de rue. Mais elle fut elle aussi, indépendamment des problèmes rencontrés par l'enseigne de Charles Demery, quelque peu plombée par l'emplacement peu fréquenté par les chalands. Aucune idée sur ce que fait à cet endroit ce petit agneau perdu.

Écrit par : Lou Ravi | 01/02/2015

Cent ans plus tard, le quartier décoiffé.

Écrit par : jeandler | 01/02/2015

On est ici à deux pas de la Balance, et la désertification de la ville s'y fait tout autant sentir...

Loin de mon ordinateur hier, je n'ai pu réagit sur la rue de la Grande Fusterie, mais tout de même... le deux clichés montrent le même mouvement (j'allais écrire : la même dégringolade !) . Aujourd'hui une boutique qui, après son Nième occupant en quelques années, attend désespérément un repreneur... Et hier, cette longue enfilade de volets fermés qui s'expliquait en 1972 dans une série de maisons frappées d'expropriation, mais que l'on retrouve encore de nos jours ... Où sont les habitants ?

Écrit par : Alain Breton | 01/02/2015

"Autre souvenir des années soixante : au 5 rue Joseph Vernet - à la place de la maroquinerie "Iniciale" - il y avait les merveilleux tissus provençaux de la Souleïado (rien à voir avec l'actuelle boutique de vêtements du 19 rue Joseph Vernet)..."

Merci Tilia de m'expliquer pourquoi ce magasin porte le nom de Souleïado si la vraie marque a disparu. Il y a usurpation ou tromperie?
je suis assez ignare dans ce type de commerces!

https://www.google.fr/maps/place/19+Rue+Joseph+Vernet,+84000+Avignon/@43.949475,4.803761,3a,75y,58.04h,90t/data=!3m4!1e1!3m2!1sjnxpqqg_fx9BIGIe6bIIUg!2e0!4m2!3m1!1s0x12b5eb85b9fd74eb:0xc7330aee6ad91fc7!6m1!1e1?hl=fr

Écrit par : guima | 01/02/2015

Souleiado, Guima, était la marque produite par la fabrique d'indiennes provençales de Tarascon dirigée par Charles Demery.
(Il y a d'ailleurs une rue Charles Demery dans cette ville.)
Plus d'infos sur le site de leur musée : http://souleiado-lemusee.com/

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 01/02/2015

http://www.souleiado.com/boutiques/

là je comprend plus rien , car dans votre lien http://souleiado-lemusee.com/ la boutique d'Avignon y est référencée.

Écrit par : guima | 01/02/2015

Charles Demery rachète en 1937 à son oncle la manufacture d'impression sur tissus Jourdan, à Tarascon. Le 3 juin 1939, il dépose la marque Souleidado, qui veut dire "Percée du Soleil". Durant l'occupation, il a caché des juifs qu'il a gardé en fonction dans l'usine, à la barbe et au nez de la gestapo et des nazis. La médaille et le diplôme de Juste parmi les Nations lui ont été remis, à titre posthume, dans la cour d'honneur du Château royal de Provence, à Tarascon, le 13 mai 2009.

C'est cette année-là que Stéphane et Daniel Richard reprennent la marque Souleiado.

Les hommes passent, les entreprises restent... et les boutiques aussi !

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 01/02/2015

@ Lou Ravi
Merci pour la recherche et les précisions toujours intéressantes. Le nom exact du marchand de cycles est Renoud-Grappin (pas Renaud).

@ Guima
Michel a en partie répondu. J'ajouterai simplement que vu ce qui est noté dans le site à propos du musée "L’univers des ateliers d’impression y est resté intact depuis la fin des années 1970, date à laquelle ils ont cessé de fonctionner définitivement." la fabrication des tissus et leur vente à la coupe aux particuliers (à la manière de Bouchara), au n°5 de la rue Joseph Vernet, sont définitivement abandonnées à la fin des années 70.
Quant aux vêtements vendus dans la boutique du n°19 (un emplacement effectivement un peu mieux placé, stratégiquement parlant du point de vue commercial, que le n°5) je me demande bien où ils sont fabriqués...

@ Michel
Tu ne dis riens à propos du blason en bas-relief, enchâssé dans un support métallique, juste à côté de la porte du magasin "Iniciale" dont j'ai parlé dans mon premier commentaire.
Il me parait pourtant intéressant...

Écrit par : Tilia | 01/02/2015

@Tilia
merci pour vos explications.
tissus made in chine!

Écrit par : guima | 01/02/2015

Damned ! Je me suis précipité sur mes chemises Souleiado. Rien sur l'origine. On m'avait dit qu'ils faisaient fabriquer par leur concurrent les Olivades qui a une unité de production à Saint Etienne du Grès village que l'on connaît surtout pour son marché et les taureaux. Mais me voici pris d'un doute...

Écrit par : Lou Ravi | 01/02/2015

En 1997 jusqu'à 2009 la famille Nicollin possédait le groupe Soleiado
Madame Nicollin gérait (mal) cette affaire. Revendu en 2009 aux propriétaires actuels.

DT...

Écrit par : bitkine | 01/02/2015

Tilia, laisse-moi le temps ! J'ai noté. J'irai le photographier...
Je connais bien cette pierre et n'avais jamais pensé à l'inclure dans les bas-reliefs. o_O

Bitkine ou D.T., bienvenue ici et merci pour ce maillon 1997-2009 qui me manquait !

Personnellement Lou, je suis surtout Mistral pour les chemises... :D)

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 01/02/2015

quelques indications sur le groupe NICOLLIN:

http://www.lesechos.fr/10/06/1997/LesEchos/17413-067-ECH_louis-nicollin-candidat-a-la-reprise-de-souleiado.htm

http://www.lesechos.fr/04/08/1997/LesEchos/17450-035-ECH_le-groupe-nicollin-prend-le-controle-de-souleiado.htm

http://www.lefigaro.fr/societes/2009/01/10/04015-20090110ARTFIG00186-le-lent-effilochage-des-tissus-de-provence-souleiado-.php

Écrit par : guima | 02/02/2015

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