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10/06/2014

Cènt-e-dès-e-sèt an après porto de l'Oulo

Cent-dix-sept ans après porte de l'Oulle
Hundred-and-seventeen years after the Oulle gate

Vers 1897
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2014
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Commentaires

suis vexée... ça avait tout de même plus de gueule pour les Brigetoun d'alors de franchir la porte de l'Oulle
et en plus c'est à cause des voitures !

Écrit par : brigetoun | 10/06/2014

Un véritable scandale..
Comme un meuble elle apportait de la chaleur....

Écrit par : Michel Bourgue | 10/06/2014

Selon l'expression consacrée : il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée.
Celle-là est ouverte...
:-(

Écrit par : Pat | 10/06/2014

On aurait pu, mais encore aurait-il fallu le vouloir.
Dommage !

Écrit par : Claude | 10/06/2014

Je suis toujours confus de faire long, mais ces photos, où je cherche la vie avignonnaise de tous les jours, me passionnent...
114. Ce chiffre me vient en voyant ces photos. 114 ans séparent la reconstruction de la porte (1786 me semble-t-il) de sa démolition en 1900. Et nous sommes 114 ans après ce nouvel acte de vandalisme de Pourquery de Boisserin.
Les publicités nous rappellent que les portes sont d’importants lieux de passage. On remarquera (à gauche) le désuet rappel à acheter: «ETRENNES 1897 ». Une affiche pour un mélo bien senti «Gigolette». Les bureaux d’octroi étaient de part et d’autre en sortant. Je crois bien qu’après la démolition il ne subsistera que celui de droite, juste avant le Café du Pont puis de l’Oulle devenu le célèbre Tout Va Bien (Marquis) que certains ont connu. Le pesage lourd de l’octroi étant sous la «halle», futur abribus, à quelques mètres. Par rapport aux vues des portes de la République ou de saint Michel celles de la porte de l’Oulle, comme celles de la Ligne ou de la Porte du Rhône, nous montrent rarement des tenues bourgeoises. On a affaire à un petit peuple qui va s’activer sur les bords du Rhône, à la Barthelasse où à Pont d’Avignon avec sa gare, ses machines, ses briqueteries. Sans compter avec les charretiers, trimardeurs et voyageurs qui passent le Rhône. La clientèle huppée de l’Hôtel d’Europe baignait donc dans une Avignon populaire et active. On remarquera le filet d’eau échappé de la fontaine extérieure et l’ormeau qui nous rappelle que ces arbres cernaient ce coin de ville au XIXe. Passer sous la porte c’était s’affranchir de bien des rues sombres et étroites de la ville pour trouver le grand air des bords du Rhône, le discret balancement du tablier du pont ou la douce humidité, sous les pieds déchaussés, des langues de sable (ici) des atterrissements du Rhône.

Écrit par : Lou Ravi | 10/06/2014

Avec une belle fin poétique qui me parle bien !

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 10/06/2014

Difficile d'ajouter quelque chose après une telle envolée ! Décidément il n'y a que Lou Ravi pour faire revivre aussi intensément ces vieux clichés...

Juste pour rebondir sur quelques commentaires : les voitures ne sont pour rien dans la démolition - sinon les voitures hippomobiles, un tout autre type de pollution que celles que nous pratiquons au quotidien... Le vrai responsable est le maire de l'époque, qui croyait que l'urbanisme se résume à faire des trous dans le tissu urbain, un de ces édiles qui, face à un bâtiment qui demandait un peu d'entretien, préférait tout démolir et laisser un vide béant à la place. C'est la recette qui a été appliquée à la Commanderie de Saint Jean le Vieux, à la porte Limbert et à l'aile Ouest de l'Aumône Générale (caserne des passagers); et j'en passe... Les remparts ont failli subir le même sort, avec juste quelques tours que l'on aurait gardées "pour l'exemple" (je me suis toujours demandé de quel exemple voulaient parler les promoteurs du projet... un exemple de leur stupidité ?).

Nous avons ici sous les yeux un cliché qui montre que l'axe de la porte n'était pas celui du pont suspendu, situé un peu plus en amont... si réellement la largeur de passage était un problème, il aurait été facile de faire comme à Saint-Lazare, un passage à double sens unique via un percement à côté de l'existant... Trop compliqué sans doute...

Il est vrai qu'un autre problème existe, Lou Ravi a prononcé son nom : octroi. Toute l'ambigüité de l'époque est qu'il fallait alors ouvrir les villes au nom de l'urbanisme et de la modernité, mais qu'il fallait en même temps les garder bien clôturées au nom de la fiscalité !

Écrit par : Alain BRETON | 10/06/2014

Question annexe. Quelqu'un connaitrait-il l'année de la disparition de l’hôtel Palais-Royal sur la place Crillon ?

Écrit par : Le Villeneuvois | 10/06/2014

Joseph Girard m'apprend que Stendhal y logea en 1837.
Par ailleurs, l'hôtel ne figure pas dans mon annuaire de 1899.
Donc 1837-1899... pas mieux pour l'instant.

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 10/06/2014

Ici se trouvait aussi l'Hôtel du Palais-Royal (ex Auberge du Palais National) qui réceptionnait les voyageurs en transit entre Marseille et Paris via Lyon. C’était le plus huppé d’Avignon. Là, par deux fois, descendit Napoléon Bonaparte en 1778 et 1779, puis le pape Pie VII en 1809, mais ce fut Stendhal qui le rendit célèbre en 1837 dans ses Mémoires d’un touriste. Ce fut dans l'une de ses chambres que le maréchal Brune fut assassiné par les partisans de la Terreur blanche, le 2 août 1815

Écrit par : guima | 10/06/2014

Une double entrée-sortie à l'Oulle: je crois bien qu'elle avait été prévue par Violet Leduc mais le projet n'eût pas de suite.
Question: quelle était la destination, quelle inscription sur le cartouche (?) de la porte ? Je n'ai rien trouvé.
PS: c'est ce soir qu'a lieu au lycée Mistral la conférence d'Edmond Volponi sur le Festival d'Avant TNP. Je ne sais si Edmond évoquera Char mais notre poète doit se retourner dans sa tombe en voyant sa chère épouse réussir à faire interdire, une fois de plus, la diffusion, pourtant privée du Soleil des Eaux ! C'était prévisible mais on espérait un petit miracle. Qui n'a pas eu lieu...

Écrit par : Lou Ravi | 10/06/2014

Merci pour la fourchette Michel ;)

Écrit par : Le Villeneuvois | 10/06/2014

La bêtise est de tous les temps. Ne pas voir plus loin que le boute de ses pieds.

Écrit par : jeandler | 10/06/2014

Oui, Lou Ravi, le grand cadre vide où se lisent encore (en 1897) deux pattes de scellement semble bien appeler une inscription.

Les projets des XVII° et XVIII° que l'on connait portent tous, à la mode romaine, une inscription dédicatoire aux autorités en place lors de la construction (Pape, vice-légat...).

La question est ensuite de savoir s'il y avait périodiquement un "aggiornamento", ce qui supposait une inscription mobile, ou si l'on restait dans l'immuable... jusqu'à la plus prochaine restauration.

Pour le ravelin de Saint-Michel, la dédicace à Innocent XI a perduré jusqu'à la démolition de la porte (soit en gros de 1684 à 1860, pratiquement deux siècles), peut-être "masquée" ou barbouillée depuis la Révolution - on n'a aucun détail sur le sujet, l'article d'Augustin Canron paru après la destruction étant d'une indigence remarquable. Des deux dessins qui l'illustrent, la gravure réputée présenter l'ultime état comporte l'inscription lisible. Ce qui est pour le moins surprenant !

Il en est de même pour certaines portes percées aux XVII° ou XVIII° siècles au Palais, qui conservaient le nom des papes régnant lors des travaux.

Mais il y a au Mont de Piété (Archives municipales) un grand cartouche pourvu d'un écu amovible, qui est visiblement prévu pour être mis régulièrement à jour...

Ici pour la porte de l'Oulle, je sui un peu interloqué par ce qui me semble être des pattes de scellement dans le cadre, qui peuvent laisser supposer aussi l'existence d'une "table" mobile portant des inscriptions évolutives... Pour moi le mystère demeure !

Écrit par : Alain Breton | 10/06/2014

Merci pour ces précisions. Peut-être Alain Maureau évoque-t-il la chose l'article consacré aux remparts paru dans la Provence Historique. Mais il ne traite que du XIXe. Et les "effacements" des inscriptions ont commencé à la Révolution. Si les trous que l'on voit sont des pattes de fixation elles sont excentrées, comme l'est le trou au-dessus. Les dessins d'origine, de Péru, éclaireraient peut-être. Mais existent-ils encore ?

Écrit par : Lou Ravi | 10/06/2014

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