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09/03/2014

Journado dóu timbre 1968

Journée du timbre 1968
Stamp day 1968

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Commentaires

Cour à l'honneur...

Écrit par : Michel Bourgue | 09/03/2014

Mars, printemps d’avant celui du moi de mai…Lepelletier n’a eu que l’embarras du choix pour trouver la carte postale dont il a tiré ce dessin. Le puit de la cour n’a pas encore reçu la couverture qui permettra l’installation de la scène qui accueillera Béjart et ses ballets. Deux jours avant avait eu lieu au Foyer des Jeunes Travailleurs une réunion quelque peu tendue avec de jeunes ouvriers, des étudiants, quelques lycéens, emmenés par Jackson, un des leaders de l’AJS, et l’inénarrable Mesliand, stal bon teint et alors président de la FCPE. Quelques rares jeunes postiers étaient là mais je doute qu’ils se passionnèrent deux jours plus tard pour cette journée du timbre...

Écrit par : Lou Ravi | 09/03/2014

La propagande à servie toutes les causes, bonnes ou mauvaises, ce qui est étonnant c'est que certaines résistent aux ans et aux siècles, je m'en vais de ce pas vous narrer l'histoire d'un jeune héros de la révolution Française, c'est un enfant, ou plutôt une jeune adolescent, on n'a jamais vraiment su son age, 13, 14 ou 15 ans.
Héros !! voici déjà la première propagande, mort face à l"ennemi, héros parce qu'il servait les républicains, combien d’écuyers, de tambours, de résistants certainement plus jeunes sont morts au combat face à l"ennemi ? sont t'ils tous des héros ?

Une chose est sure, ils avaient tous du courage.

La version officielle, celle qui perdure encore, dans les livres, reportages, internet etc...

Agricol VIALA
http://www.servimg.com/image_preview.php?i=988&u=17054420

Héros de la Révolution

Né le 22 septembre 1780 à Avignon, Joseph Agricol Viala devient le héros d’un épisode tragique, durant l’insurrection girondine.
En 1793, éclate dans le Midi une insurrection fédéraliste, après la chute des Girondins à Paris.
Les royalistes s'allient aux Fédéralistes en espérant briser la Convention et mettre ainsi un terme à la Révolution.
Avignon ayant pris parti pour la Convention, les fédéralistes marseillais allaient traverser la Durance, et écraser par la supériorité du nombre une faible troupe de soldats républicains. Un seul moyen de salut restait à ces derniers, c'était d'aller couper, sous le feu de l'ennemi, les câbles du ponton déjà tombé en son pouvoir. Joseph-Agricol Viala saute sur une hache, vole aux bords du fleuve, et frappe sur le câble à coups redoublés. Plusieurs décharges de mousqueterie sont dirigées contre lui : il continue à frapper avec ardeur... Enfin, atteint d'une balle, il est mortellement blessé. "Je meurs, mais c'est pour la Liberté !" Telles furent ses dernières paroles.
Viala est l'une des figures des plus connues de héros-enfants de la Révolution française.
Marie-Joseph Chénier, frère du poète André Chénier, qui a écrit les paroles du "Chant du Départ", rendit un juste hommage aux jeunes héros, Viala et Bara dans l'une des strophes de ce chant.
Le nom de Viala est gravé à tout jamais sous l'Arc de triomphe de l'Étoile à Paris.

Voici le récit officiel de sa mort écrit par son oncle Agricol MOUREAU.

"Les rebelles sortis des murs de Marseille et des environs sont maîtres de la rive gauche de la Durance: les Avignonnais marchent sur la rive opposée pour leur disputer le passage. Les premiers ont les pontons en leur pouvoir. Couper les câbles c'est rendre les pontons inutilisables; mais il faut avancer sous un feu terrible. On demande quelqu'un de bonne volonté. Agricol VIALA, âgé de 13 ans, commandant la petite garde nationale , dite " l'espérance de la patrie" se présente; on le refuse: il s'élance sur une hache; il vole au pied de l'arbre auquel le câble est attaché. Les rebelles font sur lui plusieurs décharges; il ne pâlit pas; son faible bras ne cesse de frapper à coups redoublés. A la cinquième décharge, une balle le frappe au sein; il tombe et expire en prononçant ces mots; " Je meurs pour la liberté ! "
Le câble ne fut pas coupé; les rebelles passèrent la rivière et jetèrent son corps dans les flots. Sa mère en apprenant sa mort, jeta des hauts cris; mais lui dit-on; " il est mort pour la patrie - Ah! c'est vrai." dit-elle et ses larmes cessèrent.
Voilà les faits dans toute leur exactitude.

(Lettre d'Agricol Moreau à Robespierre1794)
Source: La chronique d'Avignon , édition Aubanel 1990


Voici une autre version que je vous livre a l’état.

http://www.servimg.com/image_preview.php?i=989&u=17054420

Source: robert bailly.chronique et histoire d'avignon en 365 jours, édition scriba


Héhé notre héros accompagné par une bande de pleutres serait-il mort d'une balle dans le cul ??

Écrit par : RIGAT Philippe | 09/03/2014

Merci Philippe et bienvenue ici.

C'est donc Paul Pansier qui raconte ça...

Cela va me donner l'occasion de penser à un portrait de Viala !

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 09/03/2014

Il y un tableau représentant Vialat au musse Calvet...magnifique..!

Écrit par : Michel Bourgue | 09/03/2014

Ah, les Robespierre et autres coupeurs de tête vont être contents ! Merci à Philippe R. de rétablir à la fin la vérité...Que l'on peu lire ici aussi car la manipulation de l'histoire fut mainte fois utilisée dans cette affaire, où l'on a amalgamé les fédéralistes et les royalistes, sans parler de l'iconographie au service du mythe. Et écoutons ce qu'en disait Sylvain Gagnière:
Réalité : enfant originaire d’Avignon (dont l’oncle, prêtre défroqué, est devenu administrateur jacobin du Vaucluse), il est membre de la milice révolutionnaire. Perché sur les piliers retenant les cordes du bac autour duquel ses comparses s’étaient postés, il exposa son postérieurs aux marseillais qui firent feu et le touchèrent à cet endroit. Ceci provoqua la débandade de ses camarades qui l’abandonnèrent. Il mourut de son hémorragie et son corps, exposé au soleil d’été fut plus tard jeté dans la Durance par les Marseillais qui le trouvèrent passablement décomposé.

Sylvain Gagnière déclara à propos de cette histoire: "foutaise historique, propagande revolutionnaire, en fait Viala à reçu une balle dans le cul et les avignonnais ont eu la trouille et sont partis en courant, le laissant agoniser".

Écrit par : Lou Ravi | 09/03/2014

La glaciere est une des tour du palais des papes,

Avignon était alors déchiré par les rivalités entre partisans (révolutionnaires, les rouges) et adversaires (papiste, les blancs) du rattachement d'Avignon à la France. Les rouges prennent le pouvoir à Avignon mais sont accusés de vider les caisses et piller les église. De plus, la Vierge aurait fait plusieurs apparitions dans les environs et une effigie de la Vierge aux Cordeliers aurait délivré des larmes de sang. Le patriote Lescuyer est dépêché sur place. Pris à partie, il tombe au pied de la statue de la Vierge. Puis il reçoit un violent coup de bâton qui le fit s'effondrer au pied de l'autel. La garde arrête alors soixante suspects et les enferme dans les anciennes prisons du Palais des Papes.

Dans la nuit, Lescuyer meurt de ses blessures et son fils, alors âgé de seize ans, réclame en compagnie d'un groupe de compagnons mené par Joudan Coupe tetes, le droit d'exécuter les assassins de son père. Ces bourreaux inexpérimentés passent la nuit à massacrer tous les prisonniers. Ils entassent les cadavres, les agonisants et les blessés dans la tour de la Glacière, les recouvrent de chaux vive et scellent la tour.

A Paris, Marat, dans son journal «L'Ami du Peuple», jugea que «la mort de ces scélérats n'est que le juste châtiment de leurs infâmes machinations» et salua les «actes de justice que les patriotes d'Avignon ont été forcés d'exercer pour leur salut».

Un mois plus tard, la municipalité ordonna l'ouverture d'une brèche au bas de la tour de la Glacière afin de retirer les restes des soixante cadavres qui s'y trouvaient. Le lendemain vingt caisses furent remplies et convoyées vers le cimetière Saint-Roch sous une pluie battante.

Jourdan coupe-tête
Mathieu Jouve (1746-1794) est né dans le Velay oriental. Maréchal-ferrant, contrebandier, domestique puis marchand de vin, il est à Paris au début de la Révolution et prétend avoir tranché la tête de Launay, gouverneur de la Bastille. Il se fait alors appeler Jourdan, s'installe à Avignon, participe au rattachement du Comtat Venaissin à la France puis prend la tête de l'armée du Vaucluse.
Enfant au tempérament vigoureux, le futur «Coupe-tête» est marqué par le passage de Mandrin, en 1754. De maréchal-ferrant, il deviendra contrebandier entre le Velay et Forez, jusqu'en 1773 avant de se placer au service des Grands, à Paris, dans la maison du maréchal de Vaux, puis du cardinal de Rohan. Frondeur, Mathieu Jouve s'installe ensuite comme marchand de vin et vit entouré de maîtresses, puis il suit les débuts de la Révolution française, en spectateur et en acteur. Hâbleur, il revendique avoir tranché la tête du gouverneur de la Bastille, de Launay, le 14 juillet 1789. C'est le début de la légende de Jourdan Coupe-tête. Puis Mathieu Jouve s'installe à Avignon et se fait appeler Pierre Jourdan, négociant. Il va participer à la révolution avignonnaise et au rattachement du Comtat Venaissin à la France. Agitateur infatigable, il prend la tête de l'armée de Vaucluse et devient «général des braves brigands de Vaucluse». Adrien Faure ne gomme aucune tragédie de ce temps, ni celle du meurtre de Lescuyer, ni les massacres de la Glacière. Jourdan, mis en cause, sera arrêté, puis amnistié et entrera en vainqueur dans Avignon. Mais Jourdan Coupe-tête, révolutionnaire, brutal et excessif tombera pour une histoire de vente de biens nationaux. Il comparaîtra alors devant le tribunal révolutionnaire le 8 prairial an II et sera guillotiné le même jour à 16 heures, place de la Concorde, à Paris, deux mois avant la chute de Robespierre. C'est la fin de l'histoire et le début de la légende.
Son surnom lui vaut quand à la bataille il s'elancait avec une hache et decapitait d'un seul coup ses adversaires.

Écrit par : RIGAT Philippe | 09/03/2014

Incognito

Le 12 janvier 1660 Anne-Marie-Louise d'Orléans, la Grande Demoiselle, duchesse de Montpensier, fille de Gaston d'Orléans et cousine germaine de Louis XIV, descendit rendre visite au marquis de Crillon dans la ville d'Avignon. Elle insistât pour que cette visite reste discrète et surtout incognito.
En arrivant le soir à Villeneuve-lès-Avignon, elle est accueillie par le gouverneur du fort Saint-André qui prononce des discours et fait tirer le canon. A la tour Philippe-le-Bel, la chaise du vice-légat l'attend pour lui faire traverser le pont en très mauvais état. Au bout du pont, la foule la reçoit avec tambour et trompettes . Elle doit subir les harangues en italien du vice-légat, recevoir les hommage des personnalités.
La canon de Saint-André tonne toujours et celui d'Avignon lui répond !

Écrit par : RIGAT Philippe | 09/03/2014

L'invention de la guerre est elle française ou pas ?


Des hommes armés d’arcs et de javelots préparent leurs flèches avant de fondre sur ceux de ROAIX.
Il y a 5000 ans, l’air de la Provence et sans doute frais et parfumé en ce matin, cependant l’un des tout premiers massacres de l’humanité va bel et bien se produire.
Es-ce pour la possession de meilleures terres à cultiver, d’une mine de silex ou pour le contrôle des marchés commerciaux ? Ou bien s’agit-il d'une affaire d’honneur entre les deux communautés ,L’origine du conflit restera à jamais inconnue. Cependant, armés de flèches de silex, des hommes s’en vont, ce jour-là, décimer un village entier : ils n’auront pitié ni des femmes ni des hommes ni des enfants- pas même des plus petits.

Un massacre collectif

Le massacre est général. Quelques individus survivent cependant, mais tout ce qu’ils peuvent faire pour les victimes, parents, compagnon ou amis , c’est leurs offrir une sépulture à peu près décente. Pour cela, ils creusent une grotte artificielle et y déposent les cadavres pêle-mêle. Il y a une centaine de corps à inhumer ! Les morts sont jetés les uns sur les autres, mais on a pris le temps de leurs donner, à tous, la mêmes position : bras ramenés sur la poitrine et jambes repliées. Pourtant, il faut faire vite ; si vite que les fossoyeurs improvisés ne prennent pas le temps d’enlever les pointes de flèches plantées dans les différentes parties du corps, dans les vertèbres ou la cage thoracique. Les assaillants n’ont pas fait de quartier, les enfants massacrés sont très nombreux. L’hypogée de ROAIX, situé près des Vaison-la-Romaine, est à ce jour, l’un des très rares exemples d’une couche de sépulture collective, consécutive à un conflit meurtrier de grande ampleur.

Source: "Les grandes tragédies" Larousse 1994


Interview du Préhistorien Jean Courtin par futura-sciences.

Vous avez également étudié un site particulièrement intéressant du Néolithique final, l'hypogée de Roaix, témoin d'un événement dramatique.

Oui, à Roaix, dans le Vaucluse, j'ai fouillé une nécropole, très importante de la fin du Néolithique. Nous y avons trouvé une perle en cuivre, c'est fin du Néolithique. vers 2100, 2500 avant notre ère.

Qu'appelle-t-on hypogée ?

C'est une grotte artificielle.

Quelle est la différence entre un hypogée et un dolmen ?

L'hypogée est creusé dans la roche. A Roaix, niveau supérieur contenait des squelettes, hommes, femmes et enfants enterrés en même temps, en connexion anatomique parfaite, enterrés en hâte, sans élément de parure, avec uniquement des petits vases et des pointes de flèches dont certaines étaient encore plantées dans les os. J'ai appelé ce niveau « couche de guerre ».

Les habitants d'un village auraient été massacrés ?

Oui. Même si cette version est maintenant contestée par une thèse récente (ce serait une couche de mortalité normale d'un village), tout indique qu'il s'agit bien d'un massacre collectif. Etant donné qu'on a enterré les cinquante personnes en même temps les uns sur les autres et dont beaucoup avaient des flèches plantées dans le corps et certaines encore plantées dans les os, je ne vois pas comment on peut parler de mortalité normale. Certaines pointes étaient au milieu du thorax, par exemple, donc c'est qu'elles étaient dans la viande, ce ne sont pas des flèches offertes.
En revanche, dans le niveau inférieur c'est vrai. Dans ce niveau, les os sont en vrac, c'est-à-dire que la nécropole a été utilisée pendant très longtemps. On y a enterré les gens petit à petit. Dans ce niveau, on a découvert énormément de parures, on a aussi trouvé quelques pointes de flèches ainsi que des pendeloques trilobées d'un type très particulier, inconnues ailleurs. Elles sont en pierre, en calcaire tendre. Nous avons également trouvé de très belles imitations de griffes en os ainsi qu'un grand poignard en silex, très intéressant parce qu'il a servi de faucille. Il en a le brillant caractéristique.

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Mon avis personnel est que c'est vraiment pas sur que l'invention de la guerre soit française, d'autres morts violentes plus ancienne ont été découvertes, mais jamais à cette échelle, ne perdons pas de vu qu'il s'agit d'ossements, d'autres tribus, villages peut être plus ancien avaient certainement une autre approche de la sépulture, la crémation par exemple.

Écrit par : RIGAT Philippe | 09/03/2014

C'est dommage Philippe, j'avais un post pour Jourdan :
http://avignon.midiblogs.com/archive/2009/10/24/veici-jourdan-coupa-testo.html

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 09/03/2014

Dis moi Michel c'est tu e que représente les 3 clés sur l’écu d'Avignon ?

Écrit par : RIGAT Philippe | 10/03/2014

Je donnerai l'explication qui me semble la plus plausible parmi d'autres :
une clé comme symbole de la cité et deux clés comme symbole du pape.
Dans l'hôtel de ville, des vitres ont été sablées avec un blason à cinq clés...
(trois en "fasce" et deux en "sautoir").
Maintenant, pourquoi trois clés en fasces et pas une clé chargée de deux en sautoir... ?

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 10/03/2014

Ça reste une énigme, plusieurs interprétations ont été imaginés une des plus plausible est qu'une clé représente Avignon, une autre Florence et la dernière le reste du monde. On prétend aussi que les 3 clés représentent les 3 consuls.
Le premier monument à avoir porté ce blason fut le châtelet du pont st Bénézet, l'ancien insigne de la citée était une enceinte crénelée.

Écrit par : RIGAT Philippe | 11/03/2014

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