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30/04/2013

La capelarié Mouret vint-e-quatre an après

La chapellerie Mouret vingt-quatre ans après
Mouret headwear twenty-four years after

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1989
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2013

29/04/2013

La farmacio Gregòri quatre-vint an après

La pharmacie Grégoire quatre-vingts ans après
Gregory pharmacy eighty years after

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28/04/2013

Foto

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Trento-sièis an après carriero di Lisso

Trente-six ans après rue des Lices
Thirty-six years after Lices street

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27/04/2013

R

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Jóusè-Gastoun Pourquery de Boisserin

Joseph-Gaston Pourquery de Boisserin

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26/04/2013

La soulitudo e l'absènci

La solitude et l'absence
Loneliness and absence

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Antòni Mariotte

Antoine Mariotte
Antoine Mariotte

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Salomé - opéra - 1908 - extrait
Kate Aldrich - Cyril Rovery
livret du compositeur d'après Oscar Wilde.

25/04/2013

Lou doudou s'istalo

Le doudou s'installe
The comforter moved

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Blanco Baretta en 1885

Blanche Baretta-Worms

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Photo Bacard Fils - Paris - 1885.

Blanche Baretta-Worms (Avignon, 22 avril 1856 - Nemours, 1939)

Blanche Rose Marie Héloïse Baretta est née dans la chambre même où le maréchal Brune avait été assassiné. À treize ans, elle entrait au conservatoire de Paris. Trois ans après, à la suite de brillantes études, elle débutait à l'Odéon. Le succès qu'elle y eut, lui ouvrit les portes de la Comédie-Française, dont elle devint par la suite sociétaire. En 1883, elle épousa le célèbre comédien Worms, également de la Comédie-Française, et porta dès lors le nom de Baretta-Worms qu'elle devait rendre illustre.
Elle brilla particulièrement dans le répertoire classique. Voici ce qu'en disait un critique contemporain :
« Madame Blanche Baretta est le type même de l'ingénue. Jamais personne n'a été et ne sera plus jeune qu'elle : franchise du sourire, grâce enfantine, pétulance, naïveté, violence, etc. »
George Sand, de son côté, pensait :
« Nulle n'exprimera mieux la tendresse, la bonté intérieure, l'émotion du cœur, la pudeur de l'amour qui s'avoue. Elle est la grâce même. Elle est la distinction accomplie dans ses gestes, ses intonations, ses attitudes. »

Georges Brun Ceux d'Avignon 1979. 

« Elle était de ces comédiennes, nous dit de Fouquières, qui exercent leur art comme une mission et dédaignent ces aimables artifices dont on est, au théâtre, trop souvent tenté de faire usage. Elle ne bénéficia pas, comme sa presque homonyme Baletta, de l’appui d’un fastueux et fidèle protecteur. Ses camarades, qui avaient adopté un mode de vie plus brillant, rejetaient quelque peu dans l’ombre cette Henriette, cette Agnès, cette Cassilda, cette Suzanne, dont j’entends encore la voix harmonieuse, s’exprimant avec une exquise limpidité de cœur.
Les grâces physiques dont la nature n’avait pas omis de la parer ne lui furent jamais que des armes mises au service de son talent. Blanche Baretta n’eut pas d’histoire, parce qu’elle méprisait les histoires. Son ménage fut heureux et tranquille. Quand Worms n’était pas à l’affiche les soirs où sa femme jouait, il l’attendait chez le concierge du théâtre, comme un sage petit employé venu chercher sa compagne à la sortie de son travail. Et l’on rentrait tout bonnement chez soi.
Gustave Worms et Blanche Baretta eurent deux enfants : Jean Worms, devenu lui aussi un excellent comédien - et trop tôt disparu - et Rose Baretta. Worms qui aborda aussi la scène, mais de l’autre côté de la rampe : avec de charmantes comédies.
Dès qu’elle eut conscience que son âge - elle n’avait que quarante-six ans et elle était encore surprenante de jeunesse et en possession de tous ses moyens - n’était plus en accord avec ses personnages, Blanche Baretta se retira de la scène, après avoir joué une dernière fois ce rôle d’Henriette qui lui avait valu au Conservatoire son prix de comédie. « Il faut savoir se faire regretter », disait-elle, et ce fut là peut-être l’unique coquetterie de cette grande dame de théâtre.
Elle revenait régulièrement en spectatrice au Français, seule, modeste, effacée. Elle vécut jusqu’à l’âge de quatre-vingt-quatre ans, dans sa villa La Rotonde, à Nemours. »