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02/02/2013

Nounanto an après l'oustau Salvati-Palasse

Quatre-vingt-dix ans après l'hôtel Salvati-Palasse
Ninety years after Salvati-Palasse hotel

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Photo Georges Estève.

Commentaires

curieux, je le trouve plus beau en photo (quoique les bouilles un peu idiotes des enfants ont leur charme) - peut être parce qu'on voit mieux la belle régularité que quand on le regarde en avançant

Écrit par : brigetoun | 02/02/2013

Je vais lever un peu plus les yeux car je ne passe pas souvent dans cette rue..
Par contre les décos murales sont des moulures de série ?

Écrit par : Bourgue Michel | 02/02/2013

C'est vrai que la photo fait plus ressortir la régularité, et ausssi la surcharge, de cette façade. De toutes façons, l'étroitesse de la rue ne permet pas beaucoup de recul...

Amusant, la conception générale ! Les grandes masses sont soigneusement quadrillées (travées verticales où s'inscrivent les ouvertues du rez de chaussée à la toiture, horizontales puissamment marquées par les moulures et corniches qui règnent d'un bout à l'autre) , mais quelques parties reçoivent en plus un décor vraiment chargé !

Cette surcharge est tout à fait ciblée : elle se concentre sur l'amortissement des baies de l'"étage noble", avec une corniche à ressauts, chacun soutenu par une console qui s'achève en une chute de végétaux... au centre de chaque plate-bande, un masque encadré de branchages et feuillages. La porte d'entrée est elle aussi "couverte", superbe buste dans un médaillon accosté de motifs végétaux, et calée par des vases. Le tout avec une précision de détails et une finesse vraiment appréciable.

Un tel décor passe - sans doute à juste titre - pour l'un des plus denses de la ville (avec les 2 hôtels en vis à vis de la rue du Roi René). Le prix-fait est connu, il ne cite aucun nom d'architecte, mais celui des maîtres-maçons , les Rochas dont au moins deux membres de la dynastie étaient "sculpteurs" (Jean Rochas et son fils François), ce qui peut expliquer celà. Jean Rochas est, entre autres, le réalisateur du portail de l'église des Célestins (conception par Louis-François de la Valfenière).

En conclusion, oui, il faut marcher en levant les yeux... sans oublier de regarder où l'on mets les pieds...

Écrit par : Aalin Breton | 02/02/2013

Comme pour la rue du Roi René j'ai toujours cette interrogation sur ces magnifiques façades que...l'on ne peut pas voir. Ou Mal...

Le riche industriel (huiles, savons) avignonnais Auguste Palun (1834-1932), aquarelliste renommé, fit don de cet hôtel à l’Académie de Vaucluse. Notre mécène était aussi musicien, aimait jouer de l’orgue, et fréquentait les buffets de nos églises. Il se rendait dans le milieu des savonniers de Marseille et admirait un compositeur du cru, Ernest Reyer. Théophile Gautier dont on n’oubliera pas les origines en partie Avignonnaises, était lié à Reyer. Il mis sur une des musiques funèbres de son pote son célèbre De Profondis Morpionibus. Il en cachera ensuite, autant qu’il le pu, la paternité car évidemment cela le plantait dans sa demande d’entrée à l’Académie Française. Je ne sais si Palun poussait la chansonnette paillarde dans ses hôtels (il possédait le Salvatti mais aussi le Madon de Châteaublanc) ni si nos brillants académiciens font de même …

Le Salvatti-Palasse a perdu sa boutique de postiches mais est aujourd’hui cerné par la bouffe exotico-ethno-bobo. On se souviendra d’avoir vu, de part et d’autre de ce bel hôtel, le modeste et méritant tailleur arménien (dont j’ai oublié le nom) qui n’eut, avec le prêt-à-porter, bientôt plus de clients, et Yametti Boutique, institution avignonnaise dans les années 70-80 ( ?).

Écrit par : Lou Ravi | 02/02/2013

Alain et Lou, vos commentaires me sont bien intéressants, chacun dans sa thématique.
Ce qui me choque sur les photos, et qui se voit moins quand on passe au pied de la maison, c'est ce bandeau fermé par deux corniches, qui pèse lourd juste au-dessus du délicat buste. Mais peut-être ceci est-il dû aux moisissures qui assombrissent la corniche inférieure.

Michel, c'est quoi des "moulures de série" ?

Écrit par : Michel Benoit | 02/02/2013

Un jour je regardais les ferronneries des balcons Rue Petite Meuse quand Michel Sylvestre passant par là me dits aucune valeur c'est du fer en série....! Vendu surement au mètre
Comme toutes ces fresques ce ressemblent voila le pourquoi de ma question...
M S ce jour a casse un rêve en moi je voyais le gars tondre et sonder son fer centimètres par centimètres ..

Écrit par : Bourgue Michel | 02/02/2013

Ces bandeaux font lourdigue, effectivement, par rapport aux motifs et décors. Ils cassent à grand traits l'aspect léger de la façade. Cette dernière ayant été "plaquée" sur un immeuble plus ancien, étaient-ils plus anciens eux-mêmes ou participent-ils d'une erreur ou plutôt d'une économie architecturale, liée au Prix-fait ?

Écrit par : Lou Ravi | 02/02/2013

D'après une notice des Archives Municipales, avant les postiches il y avait une belle boutique portant le seul nom de "Bernard"...

Écrit par : Tilia | 02/02/2013

Les postiches disparus, l'hôtel en sa splendeur. J'aime en particulier, la lampe au-dessus de la porte comme en voyait chez moi dans les cours de ferme. Une élégance rare.

Écrit par : jeandler | 02/02/2013

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