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« Denié de la coumuno d'Avignoun 1239-1251 | Page d'accueil | Gros tourné avignounen Charle I d'Anjou 1268-1285 »

23/12/2012

Dardèno de la coumuno d'Avignoun 1249-1251

Obole de la commune d'Avignon 1249-1251
Town of Avignon obol 1249-1251

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00:00 | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : monnaie |  Facebook | | | | Pin it! | |

Commentaires

Vous parlez de Sorgues en mettant devant "Pont"..
C'etait le seul passage sur l'Ouveze ?
A Sorgues il y a le Château reserve Papale et lieu d'acceuil des hôtes...?
Ce que je ne comprends pas c'est le lieu (distance )
Mais il y a la Rhône.........
Le Pape et sa suite auraient mis deux jours pour se rendre à son Château?(pas plus de 2 fois)

Bon reveillon et Noël à tous....

Écrit par : Bourgue Michel | 24/12/2012

frappe presque parfaite
en ordre calme
pour un bon Noël à vous

Écrit par : brigetoun | 24/12/2012

Sorgues a une riche histoire que ne laisse pas deviner son récent passé industriel et son actuelle paupérisation. Elle se nommait Pont de Sorgues (ancien pont sur l’Ouvèze, mal nommée car les eaux sont essentiellement celles de la Sorgue, d’où le nom Pont de Sorgues) et fut résidence d’été des papes. Cette obole interpelle car la croix rappelle évidemment notre croix de Venasque passée ensuite au Languedoc (et devenue la fameuse Croix Occitane). Curieusement elle est pommetée à seulement 4 boules ???

Sur le croix:
http://jean.gallian.free.fr/comm2/Croix.htm

Écrit par : Lou Ravi | 24/12/2012

Ce sont peut-être les quatre boules de l'avers qui sont passées au revers... ?

Écrit par : Michel Benoit | 24/12/2012

Mais alors la croix de toulouse pourrait-être de chez nous ?

Écrit par : Corrine Daniel | 24/12/2012

Cette obole était-elle de bon aloi ? La tranche amincie, on en doute.

Écrit par : jeandler | 24/12/2012

Réflexions :

Il ne s'agit pas ici, je pense, d'une croix "pommetée" comme la croix languedocienne, mais d'une croix "pattée" à laquelle on a adjoint une pommette à l'extrémité de chaque branche.
On retrouve ces quatre pommettes sur l'avers du denier précédemment publié. Elles ornent la poignée de la clef. Mais quel sens ont-elles ?

On trouve paraît-il dans la Vallée des Merveilles des croix pommetées datant d'avant l'ère chrétienne (gravures rupestres). Il ne faudrait donc pas systématiquement associer la croix au Christ.

Écrit par : Michel Benoit | 24/12/2012

La description numismate :

Petit denier ou Obole, (1249-1251), c. 1250, Avignon, (Bill, 16 mm., 6 h., 0,54 g.)
A/ * AVINIO. Clef ; un besant à gauche.
R/ * NENSIS. Croix pattée aux extrémités bouletées.

Écrit par : Michel Benoit | 24/12/2012

J'ai trouvé également cette définition pour une pièce semblable :
Denier d’argent frappé sous le podestat de Barral des Baux (1249-1251), atelier d’Avignon.

Écrit par : Michel Benoit | 24/12/2012

C'est (je parle de la description) la même chose: cette croix est pattée et bouletée (ou pommetée). Voir le lien (Jean Gallian) et les descriptions. Mais comme tu le soulignes ces boules n'ont peut être aucun rapport avec celles de la Croix de Venasque-Toulouse qui étaient 12 comme les apôtres. Peut-être qu'un spécialiste nous en dira plus...Autre question que je me pose: où (l'atelier) étaient frappées ces pièces à l'époque ???

Écrit par : Lou Ravi | 24/12/2012

Il me semble que d'un point chronologique elle correspond à la période de "République autonome" (1249-1251). Entre la mort de Raymond VII de Toulouse, à la fois suzerain et alliée d'Avignon pendant la croisade des Albigeois contre les "franchiman", et la reprise en main de la ville par les deux frères de Saint Louis, Alphonse de Poitiers, et surtout Charles d'Anjou, nouveau comte de Provence. Au sortir de la croisade Albigeoise, et en pleine VIIe croisade dans les états latins d'Orient, Avignon et d'autres villes du sud se piquent pour les idées nouvelles développées en Italie dans les villes libres sous souveraineté de l'empereur Romain Germanique. Le principe des ville-République avec à sa tête un podestat.

Le traité de Meaux-Paris (1229) ne toucha pas Avignon, le marquisat de Provence (Comtat) ne comprend pas Avignon. La maison de France estime de se territoire et de toute façon sous sa coupe via le mariage de Charles d'Anjou avec la fille de Béranger. Donc les droits antérieurs sont sauvegardés. Avignon est en territoire du St-Empire, sous la couronne de Frédéric II, déclaré Antéchrist par le Pape (voir le blason de la Ville, une tour surmonté d'un aigle à l'entrée de N.D. des Doms - l'Aigle Impérial). Elle peut jouer de cette suzeraineté, et à l'instar d'Arles et de Marseille se révolte contre le comte "franchiman" (de plus son roi de France de frère et lui même sont en croisade, se qui arrange les affaires).

La croix perlée telle qu'elle est frappée en dit long sur les intentions des avignonnais. C'est la croix Bosonides. celle des Boson du Royaume de Bourgogne et d'Arles, vassaux de l'Empereur, et souvent en conflit avec le roi de France. Bref, sian coume aco. Aven besoun de liberta e de nouveuta. En Italie, plusieurs villes impériales ont pu décrocher le privilège de s'organiser en République. Avignon mène la danse, et se dote d'un podestat. Elle choisit Barral des Baux, ancien chef de guerre de Raymond de Toulouse contre les franchiman, qui bouffe de l'Évêque (d'Arles) à tout les petits déjeuner. (il faut dire que l'évêque à voulu lui piquer ses sous...). Ce petit vent titille les arlésiens, qui imitent les avignonnais, et élisent le même Barral podestat d'Arles (histoire de faire caga l'évêque). Comme Marseille était elle même en révolte contre son évêque depuis plus de 20 ans, au point que toute la ville fut excommuniée, les trois villes prirent le chemin de la révolte ...

Bien sûr, tout cela prend fin un jour de 1251, sur un coup de malchance. Frédéric II le sympathique "Antéchrist" protecteur des villes rejoint les pissenlits en 1250, et quand au roi de France, empégué dans ses croisades, il envoi ses deux frères fissa dans l'hexagone, épauler sa femme qui doit se taper la gestion du royaume. Sur le chemin du retour, les deux frères prennent acte du bordel mis à les Provençaux. Il mettent le siège à Arles, Boson des Baux perd la bataille, et pour entrer en grâce, propose d'aller lui même régler le sort d'Avignon... Le podestat élu d'Avignon en 1251, donne un coup de main au deux frères pour faire tomber la ville... (Ah... ces parachutés... passons...) Donc, ville prise...

Quant à la frappe de la monnaie. Il était en se temps là un palais communal pour parti détruit (il se situait au sud du palais épiscopal, donc derrière le rocher des Doms). Toute l'administration s'y concentrait (le conseil de la commune, le siège du podestat et la justice). On peut supposer que la question de la monnaie y été aussi considérée. Il reste un superbe tympan, exposé au Petit Palais, le symbole de la commune libre : un chevalier passant suivit d'un homme à pied, et ce groupe précédé par un chien... tout un programme.

Écrit par : Gontard JH | 16/06/2013

Cher monsieur Gontard, revenez quand vous voulez !
Nous sommes gourmands ici de traits d'Histoire trempés de verve et d'humour !
Nous nous sommes rencontrés il y a quelques années dans la Foire d'Avignon (nous nous y tenions à carreaux, bien sûr).
Bien cordialement...

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 16/06/2013

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