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16/10/2012

Setanto an après l'oustau de Verclos

Soixante-dix ans après l'hôtel de Verclos
Seventy years after Verclos hotel

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Photo Molinard.

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Commentaires

depuis hier on a tourné le coin, et depuis la première photo la façade de l'aile a été dégagée

Écrit par : brigitte Celerier | 16/10/2012

Une des belles façades d'Avignon, malheureusement desservie par son étalement sur 5 plans successifs...

Dessin probable de Louis-François de la Valfenière.

Et inscription "ornements d'église" maintenant profondément gravée dans le fronton, quasi indélébile, elle a résisté à tous les occupants suivants !

Écrit par : Alain Breton | 16/10/2012

La modification du rez-de-chaussée est une horreur !
Si la disparition des maison de droite et de gauche au premier plan est un mieux, on ne peut pas en dire autant de cette "devanture" Art & Gourmet qui a massacré cette façade.

Écrit par : Tilia | 16/10/2012

Je regrette la disparition des maisons du premier plan, car le dégagement en Avignon est une hérésie et une incompréhension totale. Jean-Michel Wilmotte l a bien compris qui a construit cet immeuble au revêtement contestable, mais à la structure trés adaptée. Nous ne sommes ici ni dans l alignement, ni dans la ligne droite. La ville conçue au XIV ème était un labyrinthe,un jeu de l oie, et la surprise venait de ces "petits débouchés". Pour une fois, je ne suis pas d accord avec Alain Breton que j estime infiniment. Les cinq plans de cette maison de la Valfenière me plaisent, comme je ne regrette pas que Crillon, Fortia et Honorati soient si imbriqués. Au contraire, je rêve d un Avignon avec des sorgues à ciel ouvert, des vela , une végétation débridée, des remparts baignant dans l eau, des émerveillements peu grandiloquents, mais aussi des commerces qui respectent les architectures qu ils occupent et qui nous évitent le torticolis auquel nous sommes condamnés souvent. Je ne veux pas une ville -musée, mais une ville étudiée, car je reste persuadé qu elle est unique, et respectée dans sa conception-même, car telle que l on peut l imaginer, elle était une parade aux éléments, une ville du trés bon-vivre.
F.Challiol de Cugniéres

Écrit par : challiol | 16/10/2012

Comment peut-on massacrer une telle façade qui pourtant soit être classée ? Plus qu'un manque de goût. De la bêtise.

Écrit par : jeandler | 16/10/2012

Massacre est bien le mot qui convient.

Écrit par : Fardoise | 16/10/2012

Tilia, Jeandler, Fardoise,
Cet hôtel n'a pas été si massacré que cela. Tous les éléments architecturaux sont là.
La seule différence étant la disparition de la porte et le coup de peinture.

F. C. de C.,
Je suis entièrement d'accord avec vous.

Écrit par : Michel Benoit | 16/10/2012

Effectivement, si je ne me trompe pas, les transformations des rez-de-chaussée ne sont interdites que lorsqu’elles affectent l’ordonnancement des immeubles relevant du Secteur sauvegardé. Verclos, comme d’autres dans le quartier, a beau être classé, les coups de peinture qui défigurent, les bariolages, tagueries et engraphignages ne seraient pas, dès lors, concernés par l’interdiction ? Ou y-a-t-il d'autres règles qui permettraient d'intervenir ? Car sinon il n’y a donc pas de quoi en faire un Bond (cf l’affaire de l’enseigne du 2 place du Change) !
Au sujet du patrimoine une amusante table ronde sur le patrimoine annoncée à la fac pour le 26 octobre. Robert, grand cuisinier aux multiples fourneaux, servira-t-il la soupe à Frédéric ? Et aurons-nous droit à l’apparition de la jolie Barbie pour passer les plats ?

Écrit par : Lou Ravi | 16/10/2012

Oui, mon expression "desservie" était un peu fort de café. D'autant que l'articulation sur des plans multiples se justifiait pleinement lorsque la maison "aux quatre portes" se trouvait face aux deux travées Sud (à gauche sur les clichés).

Je suis tout à fait d'accord avec les "aphorismes" de FCDC, et en particulier sur le fait que la démolition de l'îlot central a tout gâché...

Ceci étant, si la façade a grosso-modo survécu, il n'en est pas de même pour les dispositions internes, certains documents XVII° montrent que l'immeuble était pourvu d'un escalier à l'impériale, donc du type des hôtels Crillon ou Montaigu... que l'on cherche vainement de nos jours !

Cordialement,

Écrit par : Alain Breton | 16/10/2012

Je suis un peu de l'avis de certains qui disent que cette jolie façade ait été plus ou moins massacré. Deux fenêtres du RdC ont été murées. La porte est un anachronisme avec l'architecture. Le coup de peinture n'est pas top non plus, Je crois qu'on aurait pu faire mieux.

Écrit par : Claude | 16/10/2012

Lou parle par énigmes. Robert doit être Fidenti et Frédéric doit être Rogier.
Mais je n'ai pas trouvé Barbie...

Écrit par : Michel Benoit | 16/10/2012

Michel: Valérie n'apparaîtra pas à mon avis, elle potasse sa conférence de novembre au Chien qui Fume...
Bien que n'étant pas spécialiste je suis tout à fait d'accord, aussi, avec FCDC. Finalement je préférais encore l'enseigne moderne de Apash la boîte de B. Samain installée dans les murs de l'ancien magasin de meubles familial.

Écrit par : Lou Ravi | 16/10/2012

incapable de vous suivre à 100%.Mais par contre je veux vous signaler une conversation avec les anciens propriétaires de la maison des vins .Ils ne pouvaient plus faire face aux frais d'entretiens et aux contraintes imposées par les autorités.Peut être est ce la cause de tout cela ...(anarchie et surtout sans aucun scrupules)

Écrit par : bourgue | 16/10/2012

"La seule différence étant la disparition de la porte et le coup de peinture" dis-tu, Michel.
Deux fenêtres murées ont été affublées de lanternes (ridicules ainsi disposées) celle de gauche a été transformée en porte.
De part et d'autre du portail anéanti, les deux autres fenêtres ont été à demi murées (ce qui sous-entend une transformation intérieure, avec l'ajout d'un étage, ou pour le moins d'une mezzanine, au-dessus du RdC).
Sans parler de l'escalier à l'impériale, mentionné par Alain Breton (sans doute disparu), ni de cet affreux crépi jaune qui jure avec les étages supérieurs, je persiste à appeler ça un massacre.

Petite question : il me semble que c'était dans cette demeure que se trouvait l'École de Coiffure, dans les années 50-60...
Qui pourrait le confirmer, ou me détromper ?

Écrit par : Tilia | 16/10/2012

L'école de coiffure était au rez-de-chaussée de cet hôtel, dans la rue du Petit-Change.
La fenêtre que l'on voit en faisait d'ailleurs peut-être partie.

En ce qui concerne le massacre, il est à peu près certain qu'il est à l'intérieur...

Écrit par : Michel Benoit | 16/10/2012

Si l'École de Coiffure était bien là, "de mon temps" (!) c'était au premier étage.
Je me revois très bien montant l'escalier avec ma mère que j'accompagnais quand elle allait s'y faire coiffer (à moindre frais puisque servant de modèle aux élèves).

Écrit par : Tilia | 16/10/2012

Effectivement, l'école de coiffure avait sa porte sur la rue du Petit Change. Mais l'escalier d'accès était moderne, rien à voir avec le type à l'impériale d'origine. Ces escaliers tenaient d'ailleurs une place au sol phénoménale, on comprend qu'ils aient peu à peu tous disparu... (outre le lotissement des hôtels particuliers, qui oblige bien entendu à multiplier les accés).

Il y a à Villeneuve un hôtel XVII°, oeuvre probable encore de L-F. de la Valfenière, où l'immense cage d'escalier a été transformée en remise... on voyait encore il y a quelques années les arrachements des marches le long des murs. Aujourd'hui à la famille de Christine Lagarde (voui voui).

Écrit par : Alain Breton | 16/10/2012

Je suis allé quelquefois me faire couper les cheveux à l'école de coiffure.
Au rez-de-chaussée sur la rue : une salle de cours pratiques en gradins.

Écrit par : Michel Benoit | 16/10/2012

Il y avait un magnifique escalier dans l'hôtel Armand (place Maurice Bonnard, n°6 passage de l'Oratoire actuellement occupé par Citadis) Celui-là n'a sûrement pas été détruit !

Écrit par : Tilia | 17/10/2012

Sidérée par les fenêtres murées au RDC, la disparition de l'ancienne porte d'entrée et par le coup de peinture à l'arrache. On dirait du travail de barbouille fait par l'équipe anti-tags.
Pour l'intérieur, un resto au décor moderne où on chercherait en vain un escalier à l'impériale.

Écrit par : nathalie | 19/10/2012

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