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25/01/2011

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Commentaires

une photo comme en rêve

Écrit par : brigitte Celerier | 25/01/2011

nicely done!

Écrit par : mtpmcg | 25/01/2011

Très beau rendu en effet, et l'effet de mystère tellement en accord avec le thème. Cet inventaire du cimetière Saint Véran est intéressant, dommage que l'on n'ait pas plus d'éléments...

Écrit par : Fardoise | 25/01/2011

Très bel inventaire, en effet. Je n'avais jamais eu la curiosité de "visiter" le cimetière d'Avignon, mais là, quelques tombes éveillent ma curiosité, qu'elles soient historiques ou rappellent à la mémoire de simples personnes. Ces photos, et tous les commentaires qui les accompagnent, qui éclairent leur histoire.
Cela me fait penser immanquablement à celle (plus récente, l'histoire l'avait oubliée !) de Camille Claudel dans le cimetière de Montfavet. Lorsqu'il m'arrive de m'y rendre, j'y dépose toujours une ou deux pommes de pins, un joli caillou, quelques fleurs coupées pour remplacer celles précédemment posées là par d'autres.

Écrit par : lireaujardin | 25/01/2011

- Agatte-Rosalie Mottet, “la berceuse des enfants de France”

Elle était dans ta liste. Envie d'en savoir plus.

Écrit par : nathalie | 25/01/2011

Agathe Mottet, Madame de Rambaud
Publié le:22/01/2011

Louis XVII, La Révolution, Naundorf

Agathe Mottet, épouse de Rambaud, plus connue sous le nom de Madame de Rambaud, est née à Versailles et est baptisée en l'église Saint-Louis de Versailles le 10 décembre 1764 [1]. Agathe est morte à Aramon, dans le Gard, le 19 octobre 1853 et enterrée à Aramon, puis au cimetière Saint-Véran, à Avignon, mais en 1891.

Agathe Mottet se marie se marie vingt jours avant la naissance du duc de Normandie (= Louis XVII), le 7 mars 1785, avec André de Rambaud, protégé de Suffren, ami de Villaret de Joyeuse. Son mari, Benoît-Thérèse de Rambaud, meurt en revenant d’une expédition à Galam, au coeur de l'Afrique Noire, le 5 octobre 1787. Agathe est à Versailles la berceuse des Enfants de France, puis aux Tuileries, elle est attachée à la personne du Dauphin, le futur Louis XVII. Elle est la personne la plus proche de ce prince, comme le rappellera Alain Decaux, de sa naissance au 10 août 1792. Après l'avoir protégé des années pendant les funestes journées révolutionnaires, elle doit s'enfuir des Tuileries ce 10 août, après la prise des Tuileries, avec le fidèle Cléry. Il racontera, dans son Journal, comment ils ont évité de peu les prisons des massacreurs de septembre. Alors que son cher Dauphin est emmené au Temple, elle demande néanmoins à être emprisonnée avec lui pour pouvoir le servir à nouveau. Puis, Agathe de Rambaud, comme tous les autres fidèles serviteurs de la famille royale, doit se terrer. Elle verra sa fille, Marie Célinie, mourir de privations.

Thermidor sauve Agathe et son fils, prénommé Auguste, comme le roi-martyr. Son beau-frère, Georges Pléville Le Pelley devient amiral et ministre. Le frère d'Étienne Guillaume Picot de Bazus, un autre de ses beaux-frères, le savant Philippe Isidore Picot de Lapeyrouse, est maire de Toulouse. Elle revoit même par la suite son ami, le prince de Poix.

Connaissant le comte de Provence et Artois, elle ainsi que le prince ne s’attendent qu’à de l’ingratitude des frères de Louis XVI sous la Restauration. La naissance de Louis XVII avait contrarié les plans du futur Louis XVIII. Marie-Antoinette avait empêché de peu que son bébé mange du verre pilé introduit dans sa nourriture. Sous la Restauration, Agathe touche néanmoins une pension, qui s’ajoute à ses revenus qui sont d’environ 10.000 francs, somme assez considérable. Elle est invitée régulièrement aux Tuileries et rencontre la duchesse d’Angoulême et surtout la duchesse de Berry, princesse qui fréquente aussi sa cousine, mariée à un Russell de Swallowfield. Avec le général Wellington, cette grande Dame va permettre à Édouard de Warren, cousin d’Agathe, de devenir officier dans l’armée anglaise des Indes.

Louis XVII
Louis XVII
Dessin rehaussé d'aquarelle
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Madame de Rambaud dans les années 1830 va avoir 70 ans, et même ses rares ennemis disent qu’elle en paraît 10 ans de moins. C’est quelqu’un de très moderne et même si désormais des romans de gare la disent très bigote, ses amis ecclésiastiques lui reprochent de ne pas être catholique pratiquante. La réalité est que sa famille et ses proches sont tous francs-maçons, tout en étant royalistes. Ce qui, à l’époque, était possible en France, comme de nos jours de Madrid à Oslo, et bien entendu à Londres.

Quand en 1834, Naundorff, un étrange personnage venu de Prusse, arrive à Paris et prétend être Louis XVII. Agathe le rencontre et après une série de questions, en arrive à la conclusion qu’il est son prince. Celui-ci va vivre plus d’un an chez elle, en étant malade. Agathe de Rambaud va reconnaître sur son corps les mêmes marques et cicatrices qu'elle avait observées chez le Dauphin et confronter ses souvenirs avec le prétendant. Convaincue de la justesse de sa cause, elle devient l'un des plus fidèles partisans de ce Naundorf et regroupe autour d'elle d'autres anciens proches de la famille royale. Commence alors ce qui sera le dernier combat de sa vie, le plus passionné aussi, pour faire reconnaître son prince et le faire rétablir dans ses droits et prérogatives. Elle n’est en rien sénile. Au contraire, son témoignage pousse ceux qui la connaissent à reconnaître le prince, comme par exempleb le comte Charles d’Hozier ou à être fortement ébranlé dans leurs convictions. C’est le cas du duc Sosthène de La Rochefoucauld, sorte de ministre de la culture de Charles X, et espion de la duchesse d’Angoulême, qui n’a aucune envie de partager son énorme héritage. Ou bien encore le comte d’Hozier. Elle n’est en rien intéressée, comme le proclame aujourd’hui des personnes qui ne connaissent pas cette énigme. Bien au contraire, elle se ruine pour son prince, comme le prouvent les actes notariés de sa famille.

Tant de calomnies ont occulté la vérité sur cette femme qu'il importait de lui restituer sa vraie personnalité m’a écrit Georges Bordonove, historien de nos rois. Dans ma biographie de mon ancêtre, Pour l’amour du Dauphin, j’ai essayé de lui restituer sa vraie personnalité. J’ai parlé aussi très longuement de la vie de Louis XVII et ses proches à Versailles, puis aux Tuileries. Et bien entendu j’ai raconté la survie des anciens serviteurs du roi pendant la Terreur. En ce qui concerne l’affaire Naundorff, à partir de nombreux documents en partie inédits, comme l’a écrit Philippe Delorme j’ai essayé de décrire l’ambiance régnant parmi les partisans de la survivance, qui sont souvent des membres de la famille d’Agathe de Rambaud. Celle-ci passe ses dernières années à Avignon, chez sa petite-fille, qui possède un hôtel particulier au pied du palais des Papes. Elle décède dans une métairie appartenant au mari de sa petite-fille à Aramon.

Source
http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Agathe_Mottet_Madame_de_Rambaud/11022352/

Écrit par : nathalie | 25/01/2011

Lireaujardin => Je pense que je n'irai pas faire de photos à Montfavet.
Je n'arrive pas à considérer Montfavet comme avignonnaise... je lui trouve une trop forte personnalité !

Mais il y a un autre cimetière...

Écrit par : Michel Benoit | 25/01/2011

oui, débat en fil rouge sur le rattachement ou non de Montfavet à Avignon, je l'ai toujours connu. Mais j'ai habité longtemps Montfavet, d'où la connaissance de ce cimetière.
Un autre cimetière à Avignon ?

Écrit par : lireaujardin | 25/01/2011

Pour voir l'inscription en entier :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Mottet_agathe_plaque.JPG

Écrit par : Michel Benoit | 25/01/2011

Oui, oui...

Écrit par : Michel Benoit | 25/01/2011

Je trouve la photographie très belle, ménageant toute la part d'ombre sur cette histoire.
Plutôt que de montrer l'épitaphe en son intégralité ajoute au mystère.
Bravo, Michel.

Écrit par : jeandler | 25/01/2011

Une histoire passionnante, dans tous les sens du terme.

Elle "passe ses dernières années à Avignon, chez sa petite-fille, qui possède un hôtel particulier au pied du palais des Papes. Elle décède dans une métairie appartenant au mari de sa petite-fille à Aramon."

Il serait intéressant de savoir quel était l'hôtel particulier en question...

Aramon avec un "D" à la fin, sur l'épitaphe, erreur ou ancienne graphie ?

Écrit par : Tilia | 25/01/2011

"Aramond", oui... ?
C'est comme "Rambeaud" et non pas "Rambaud"...
Je choisis "anciennes graphies".

Quant à l'hôtel particulier, il est rue Banasterie.
Je ne sais pas lequel est-ce.
Fardoise doit savoir ça...

Écrit par : Michel Benoit | 25/01/2011

il ne s'agirait pas une fois , d' A .Rimbaud ?
Enfin, moi, je ne fais que lancer la balle ,hein !

Signé : le Belge !

Écrit par : Pascal | 26/01/2011

De toutes façon, lire Rimbaud, ça rend beau, alors...

Écrit par : Michel Benoit | 26/01/2011

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