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07/12/2009

Vuetanto an après 31 carriero di Tenchurié

Quatre-vingts ans après 31 rue des Teinturiers
Eighty years after at Teinturiers st 31
92053240.jpg

Commentaires

Un restaurant bien sympathique (à première vue) en moins.
Des théâtres et des réverbères en plus.
Pas sûre de l'avantage !
Les théâtres n'ouvrent qu'un mois par an, je suppose ?

Écrit par : yvelinoise | 07/12/2009

Pas tous, pas tous... !

Écrit par : Michel Benoit | 07/12/2009

Du croisement des infos de deux annuaires: vers 1915-1920 la rue des Teinturiers comptait 50 commerces, artisans, fabriques.

Dont:

4 épiceries, 4 boulangeries, 3 bouchers ou charcutiers, 3 marchands de vins, 1 meunier, 2 eaux gazeuses, 1 cafetier (le restaurant ?)

modiste, plisseuse, mercière, moulures, aiguiseur, quincailler, repasseuse, perruquier, chapeaux (2), vitrerie, serrurerie,

Plusieurs fondeurs tel Guilhon (vu des sonnailles Guilhon à la brocante de Villeneuve), Farget (3 dont un pompes Farget largement répandues, regardez dans vos jardins), construction mécanique, tourneurs, mécanique et un important fabricant de courroie, Capdevilla aux n° 81-83. Je ne sais si tous subsistaient en 1929.

Tout un peuple d'ouvriers, artisans, petites mains qui rejoignait celui de la fabrique de bière voisine (on y songe en allant boire un pot après le Off à la Brasserie rue Guillaume Puy), celui de l'usine Pernod et de quelques autres de la rue de Roues.

Beau portail à taguer. Sinon rien n'a changé ou presque ("goutte d'eau" sous les premières fenêtres probablement pour faire "mode") ce qui me surprend, je pensais que le balcon en béton armé était beaucoup plus récent. Encore une occasion de s'instructionner...

Écrit par : Lou Ravi | 07/12/2009

Lou ravi a raison, cette façade barricadée appelle le tag comme le tapin appelle le clampin.
Un malheureux client jusqu'à présent, une timide signature rouge dans un coin, peut mieux faire.

J'en profite pour dire à Lou ravi que je ne connais guère de gens que le tag ravisse. Pour ma part, comme beaucoup, je les subis avec dégoût, révolte et lassitude. Seulement combien sont prêts à aller patrouiller les rues sombres la nuit pour attraper les coupables ? La police municipale n'y arrivera pas. A quand les milices de citoyens ? Elles ont d'autres dangers... alors quelle solution ? L'éducation, la fermeté... je me demande toujours : "mais que font les parents ?"

Écrit par : Nathalie | 07/12/2009

Les pompes Farget, ah !
Il y a dix-quinze ans mon mari avait été approché pour une possible reprise de cette institution. Finalement ça ne s'est pas fait. Je me demande si l'entreprise a tout de même été reprise ou si Farget a sombré ?

Écrit par : Nathalie | 07/12/2009

Farget: je me demande si elles existent encore au contraire des pompes Grillot qui sont toujours à Avignon. Elles étaient il y peu tout près du couvent des Carmélites après avoir été chassées de là où on fait le Grand Hôtel.

Michel, tu as tout dit. Le problème est récurrent et, je le verrai encore tt à l'heure, l'habitant lambda a du mal à se mobiliser pour sauver la planète quand il voit que l'on n'est même pas capable de s'occuper de son quotidien immédiat. Et pour beaucoup, les plus modestes en particulier l'environnement c'est d'abord leur montée d'escalier, leur bout de terrasse, et la rue qu'ils ont comme seule promenade.

Écrit par : Lou Ravi | 07/12/2009

Farget: je me demande si elles existent encore au contraire des pompes Grillot qui sont toujours à Avignon. Elles étaient il y peu tout près du couvent des Carmélites après avoir été chassées de là où on fait le Grand Hôtel.

Michel, tu as tout dit. Le problème est récurrent et, je le verrai encore tt à l'heure, l'habitant lambda a du mal à se mobiliser pour sauver la planète quand il voit que l'on n'est même pas capable de s'occuper de son quotidien immédiat. Et pour beaucoup, les plus modestes en particulier l'environnement c'est d'abord leur montée d'escalier, leur bout de terrasse, et la rue qu'ils ont comme seule promenade.

Écrit par : Lou Ravi | 07/12/2009

J'ai titré "80 ans après" car j'ai évalué grosso-modo l'époque, mais je ne connais pas la date de la photo de gauche.

Écrit par : Michel Benoit | 07/12/2009

Impressionnée par le commentaire détaillé de Lou Ravi avec les 50 commerces, artisans et fabriques.
Cela était certes un autre mode de vie, puisqu'il fallait une échoppe pour une spécialité et qu'entre autres même si la mode des chapeaux revient petit à petit, en porter un ne fait plus partie depuis longtemps des règles de l'élégance absolue, et les familles devaient être bien nombreuses dans Avignon pour faire vivre autant de boulangeries, charcuteries et boucheries, alors que les Halles devaient déjà exister je suppose.
Ce que "j'entends" et "vois" dans tout ça c'est que la fréquentation de la rue des teinturiers devait être largement plus à la hausse qu'à notre époque hors festival.
Cela voulait dire rencontres entre voisins, entre camarades d'écoles, amis, futurs maris et épouses, cousins, cousines j'imagine aussi.
Bref, s'ils n'avaient pas la télévision et internet, ils avaient de quoi largement s'organiser de jolis réunions à une époque où la solitude n'avait certainement pas la même importance que maintenant.

Écrit par : Mathilde Primavera | 07/12/2009

J'aime bien cette rue. J'y ai habité quelques mois quand j'etais enfant.

Écrit par : Odile | 07/12/2009

Durant une grande partie de mon enfance (disons en gros entre 1952 et 1962), tous les dimanches je devais accompagner mes parents à l'office des vêpres, chantées en latin par la confrérie des pénitents Gris dans leur chapelle.

Écrit par : yvelinoise | 07/12/2009

Yvelinoise, c'est un bon souvenir ?

Écrit par : Nathalie | 08/12/2009

Oui et non, les vêpres, à la longue, c'était assez répétitif et je m'y revois plutôt somnolente !

Mais j'en garde un certain amour pour le grégorien. Ma préférence en la matière allant (dans la région) aux moines de Frigolet.

La crèche de Noël de la chapelle, la galette des Rois (pour les familles des confrères) et la cérémonie de la Fête-Dieu, avec les enfants munis de corbeilles emplies de pétales de roses que l'ont jetait au passage de l'ostensoir circulant dans les jardins du collège Saint-Joseph attenant à la chapelle, voilà de bons souvenirs, répétitifs au fil des ans mais dont je ne me lassait pas !

Écrit par : yvelinoise | 08/12/2009

décidément "google reader" m'en veut en t'affichant en retard. Ce qui me vaut le plaisir d'avoir une leçon d'Avignon dans les commentaires de mes prédécesseurs
rouvrez le café !

Écrit par : brigetoun | 08/12/2009

Nathalie, pour les tags je revendique mon goût, mais exigeant - doivent être cursifs (pas les grosses lettes stéréotypées) et aux couleurs harmonieusement réparties

Écrit par : brigetoun | 08/12/2009

Le béton n'est pas une invention moderne! Les Romains l'utilisait!
Ce balcon devait être d'un bien mauvais béton: on ne peut dire que c'est "béton".

Écrit par : jeandler | 08/12/2009

Je croyais que ce type de béton n'avait été développé que dans les années 20-30. Et que ce type de balcon préfabriqué était dans le style des années 40-50. Les romains connaissaient déjà le béton armé ? je vais vérifier...

Écrit par : Lou Ravi | 08/12/2009

> Lou Ravi: as-tu trouver vérification?
Une galette à la frangipane, c'est un Pithiviers (près d'Orléans).
Pour la rénovation du vieil Orléans, c'est tout récent. Les édiles ont longuement réfléchis avant de se lancer et gageons qu'ils auront retenu les meilleures solutions.

Écrit par : jeandler | 08/12/2009

Béton armé: "inventé" milieu XXème, utilisé 1/2 siècle plus tard. Les romains connaissaient bien sûr des liants divers, d'après ce que j'ai lu sur le net.

Je trouve la rénovation du centre d'Orléans très réussie. Le parc près de la gare a une fontaine monumentale oeuvre de Félix Charpentier (né à Bollène et sculpteur, entre autres, de la Vénus aux Hirondelles située au Rocher des Doms).

Jusque dans les années 70-80 on ne connaissait pas ici, sauf rares exceptions, la galette à la frangipane. On la nommait alors probablement Pithiviers. L'industrie et même l'artisanat pâtissier ont vite compris l'intérêt de remplacer notre gâteau des Rois, relativement onéreux par un feuilleté fourré. La règlementation, mieux appliquée a accentué le phénomène (autrefois les "fruits confits" étaient le plus souvent des navets, des pastèques confits). Le glissement qui peut paraître parfaitement anodin est intéressant car il démontre combien l'économie arrive à imposer ses lois aux traditions les mieux établies. Dans 10 ans la tapenade contiendra-t-elle encore des anchois ?

Écrit par : Lou Ravi | 08/12/2009

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